Quatre morts après une frappe contre une usine chimique en Russie
Au moins quatre personnes ont été tuées à la suite d’une attaque attribuée aux forces ukrainiennes contre une usine d’engrais située dans le district de Dorogobouj, dans la région russe de Smolensk, selon la chaîne Telegram Mash, réputée proche des services de sécurité russes.
Des images diffusées par des chaînes Telegram, notamment Exilenova+ et Supernova+, montrent d’importants dégâts sur le site industriel PJSC Dorogobouj, qui produit notamment de l’ammoniac. Des habitants affirment que la frappe a directement touché les installations chimiques.
Dans son bulletin quotidien, le ministère russe de la défense a indiqué avoir abattu 14 drones au-dessus de la région de Smolensk.
115 drones russes lancés contre l’Ukraine
Dans la nuit du 24 au 25 février, la Russie a mené une nouvelle attaque aérienne d’ampleur contre l’Ukraine. Selon l’armée de l’air ukrainienne, 115 drones ont été déployés.
Les défenses antiaériennes ukrainiennes affirment en avoir neutralisé 95, soit par destruction, soit par brouillage électronique. Toutefois, 18 drones auraient atteint 11 sites distincts, causant des dégâts dont l’ampleur n’a pas été détaillée.
Ces frappes interviennent au lendemain du quatrième anniversaire du déclenchement de l’invasion russe à grande échelle.
Nouvelles discussions américano-ukrainiennes prévues à Genève
Un nouveau cycle de pourparlers entre responsables américains et ukrainiens doit se tenir le 26 février à Genève. L’annonce a été faite par l’émissaire spécial américain Steve Witkoff lors d’une intervention à la conférence Yalta European Strategy.
Cette rencontre fait suite aux discussions organisées les 17 et 18 février dans la même ville, auxquelles participaient l’Ukraine, la Russie et les États-Unis. Ces négociations n’avaient permis aucune avancée notable, ni sur les questions territoriales ni sur un éventuel cessez-le-feu.
Steve Witkoff a précisé qu’il se rendrait à Genève avec Jared Kushner, gendre de Donald Trump et coprésident de la délégation américaine. En marge de discussions prévues avec l’Iran, il doit rencontrer Rustem Umerov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine.
Selon l’émissaire, les échanges avec Kiev sont réguliers. Il affirme s’entretenir presque quotidiennement avec M. Umerov et avoir sollicité l’accord du président Volodymyr Zelensky pour cette nouvelle réunion.
À l’issue des discussions en Suisse, un déplacement de Rustem Umerov aux États-Unis est envisagé pour poursuivre les négociations.
Vers une réunion trilatérale Zelensky–Trump–Poutine ?
Steve Witkoff a également indiqué que lui-même et Donald Trump considèrent qu’une réunion trilatérale entre Volodymyr Zelensky, Donald Trump et Vladimir Poutine serait nécessaire pour traiter des questions territoriales et des garanties de sécurité.
Il a toutefois reconnu que les discussions n’en sont pas encore à ce stade.
De son côté, Kyrylo Boudanov, chef de cabinet du président ukrainien, a confirmé qu’un nouveau cycle de pourparlers pourrait se tenir les 26 et 27 février. Le Kremlin n’a pas officiellement confirmé ces dates.
Washington met en garde Kiev après des frappes à Novorossiïsk
Les tensions ne se limitent pas au champ militaire. L’ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, Olga Stefanishyna, a révélé que le département d’État américain avait adressé en novembre 2025 une notification diplomatique formelle à Kiev.
En cause : les frappes ukrainiennes contre le port pétrolier russe de Novorossiïsk, sur la mer Noire, qui auraient affecté des intérêts économiques américains.
Le 14 novembre, une attaque avait endommagé un terminal pétrolier. Le 29 novembre, des drones navals ont visé le terminal maritime du Caspian Pipeline Consortium (CPC), entraînant la suspension temporaire des exportations. Kiev n’a pas officiellement confirmé cette seconde opération.
Le CPC exploite un oléoduc stratégique reliant les champs pétrolifères de l’ouest du Kazakhstan au terminal de Novorossiïsk. Parmi ses principaux actionnaires figure le groupe pétrolier américain Chevron.
Selon l’ambassadrice, Washington a demandé à Kiev de s’abstenir de viser des intérêts américains. Les autorités américaines n’ont toutefois pas exigé l’arrêt des frappes contre les infrastructures énergétiques russes en général.
Kiev affirme avoir pris note de ces préoccupations.
Intérêts économiques et accusations croisées
Le 21 février, la Russie a frappé une usine de Mondelez International à Trostianets, dans l’oblast de Soumy. Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, a accusé Moscou de menacer les intérêts commerciaux américains en Europe.
Les États-Unis n’ont pas commenté cette attaque.
Malgré la réduction du soutien militaire américain et l’absence de cessez-le-feu, l’ambassadrice ukrainienne a assuré que son pays ne se sentait pas abandonné par Washington. Elle a salué l’engagement personnel de Donald Trump en faveur d’une résolution du conflit.
Soutien international à l’ONU
Lors de l’Assemblée générale des Nations unies, 107 pays ont soutenu une résolution portée par l’Ukraine en faveur d’une paix durable. Le texte appelle à un cessez-le-feu total et au retour des populations déplacées.
Sur le réseau social X, Volodymyr Zelensky a remercié les États ayant voté en faveur de la résolution. Il a affirmé que l’Ukraine continuerait à travailler activement avec ses partenaires pour parvenir à la paix.
Une guerre sans issue immédiate
Quatre ans après le début du conflit à grande échelle, les combats se poursuivent sur le terrain, tandis que les initiatives diplomatiques peinent à produire des avancées concrètes.
Entre frappes de drones, pressions économiques et tentatives de médiation, la guerre en Ukraine reste marquée par une escalade militaire constante et un fragile équilibre diplomatique.
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