L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72.289 martyrs et 172.040 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps de quatre martyrs, ainsi que 12 blessés, ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 713 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.940 autres ont été blessés, tandis que les corps de 756 martyrs ont été récupérés, a ajouté la même source.
L’application de cette loi constituerait “un crime de guerre”
L’application de la nouvelle loi sioniste instaurant “la peine de mort”, taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’à des Palestiniens, constituerait un “crime de guerre”, a affirmé mardi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk.
L’application de ce texte “discriminatoire constituerait une violation supplémentaire et particulièrement grave du droit international. Son application aux habitants du territoire palestinien occupé constituerait un crime de guerre”, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Cette loi adoptée lundi soir “est manifestement incompatible avec les obligations de (l’entité sioniste) en droit international, notamment en ce qui concerne le droit à la vie. Elle soulève de graves préoccupations quant au respect des droits de la défense, est profondément discriminatoire et doit être abrogée sans délai”, a insisté le chef des droits de l’homme de l’ONU.
Selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, “la peine de mort est profondément incompatible avec la dignité humaine et fait peser le risque inacceptable d’exécuter des innocents”.
Dans son communiqué, Volker Türk s’est également alarmé des propositions contenues dans un autre projet de loi actuellement examiné par le parlement de l’entité sioniste visant à créer un tribunal militaire spécial, chargé exclusivement de juger les Palestiniens pour avoir résisté à l’occupation depuis le 7 octobre 2023.
Ce texte “institutionnaliserait une justice discriminatoire et partiale”, a averti M. Türk.
“Ces mesures législatives ne feront qu’aggraver la violation par (l’entité sioniste) de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, en ciblant de manière discriminatoire les Palestiniens, souvent condamnés à l’issue de procès inéquitables”, ajoute le communiqué du Haut-Commissariat.
Peine de mort pour les Palestiniens: l’Europe dénonce une loi sioniste “discriminatoire” et renforçant “l’apartheid”
La nouvelle loi sur la peine de mort, adoptée lundi par l’entité sioniste et taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens, est décriée en Europe où plusieurs capitales ont dénoncé une loi “discriminatoire” renforçant le régime “d’apartheid” imposé par l’entité sioniste.
La Commission européenne a vivement critiqué mardi cette nouvelle loi sur la peine de mort ciblant les Palestiniens.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, a dénoncé “un pas de plus vers l’apartheid”.
“Il s’agit d’une mesure asymétrique qui ne s’appliquerait pas aux (sionistes) qui commettraient les mêmes délits. Même crime, peine différente. Ce n’est pas de la justice”, a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux.
Selon le chef de l’exécutif espagnol, “le monde ne peut pas se taire”.
Le gouvernement allemand a dénoncé de son côté cette nouvelle loi, conçue pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens.
Berlin estime que la loi adoptée lundi soir par l’entité sioniste s’appliquera “vraisemblablement exclusivement aux Palestiniens dans les Territoires palestiniens”, a critiqué le porte-parole du gouvernement dans un communiqué.
Le Conseil de l’Europe a dénoncé lundi l’adoption de cette loi instaurant “la peine de mort”, taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’à des Palestiniens.
“La peine de mort constitue un anachronisme juridique incompatible avec les standards contemporains en matière de droits humains. De surcroît, toute application présentant un caractère discriminatoire est inacceptable”, a déclaré dans un communiqué Alain Berset, secrétaire général de l’institution vigie des droits de l’homme sur le continent.
Le Suisse avait exhorté l’entité sioniste, en vain, à ne pas adopter cette loi.
Le texte avait également été dénoncé dimanche par Berlin, Londres, Paris et Rome notamment, qui avaient appelé l’entité sioniste à renoncer à ce projet.
Le Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11), une coalition de plus de 70 ONG belges de solidarité internationale a dénoncé une loi “contraire au droit international” et par nature “coloniale et discriminatoire”, puisqu’elle permet à l’entité sioniste d’appliquer sa législation pénale à une population qu’elle occupe, sans y soumettre sa population.
“Une ligne rouge de plus est franchie”, a-t-il déploré dans un communiqué.
“Cette loi viole le droit international, les obligations de (l’entité sioniste) au titre du droit de l’occupation, et peut constituer un crime de guerre au sens du Statut de Rome”, a averti Magali de Biolley, chargée de recherche sur le Moyen-Orient au CNCD-11.11.11.
Selon Mme de Bioley, cette loi “institutionnalise une hiérarchie entre les vies : c’est une des définitions de l’apartheid. C’est, en d’autres mots, un mandat pour tuer en toute impunité”.
Pour le CNCD, “cela marque une nouvelle extension du génocide, de Ghaza aux prisons (sionistes)”.
Le SG de l’ONU nomme Christian Saunders commissaire général par intérim de l’UNRWA
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a choisi Christian Saunders, le coordinateur spécial pour l’amélioration de la réponse des Nations Unies à l’exploitation et aux abus sexuels, pour occuper le poste de commissaire général par intérim de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a annoncé mardi son porte-parole.
En prévision de l’expiration du mandat du commissaire général de l’UNRWA Philippe Lazzarini le 30 juin prochain, le secrétaire général de l’ONU a désigné M. Saunders pour diriger les tâches quotidiennes de l’UNRWA du 1er avril au 30 juin 2026, puis pour assurer le rôle de commissaire général par intérim à compter du 1er juillet 2026, a indiqué le porte-parole Stéphane Dujarric.
Le secrétaire général de l’ONU a réitéré son profond soutien et sa reconnaissance au personnel de l’UNRWA pour le travail essentiel accompli dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’aide humanitaire dans des conditions extrêmement difficiles, indique-t-on.
Le secrétaire général a réaffirmé qu’il était essentiel que les Etats membres et les autres partenaires de l’ONU continuent à soutenir l’UNRWA et les services qu’elle fournit dans cette région instable.Mardi, M. Lazzarini a demandé l’ouverture d’une enquête sur le meurtre de plus de 390 employés de l’agence par l’armée sioniste pendant l’agression contre Ghaza.
“Je crois qu’il nous faut un panel (…) un panel d’experts de haut niveau pour enquêter sur le meurtre de nos collaborateurs”, a-t-il déclaré à la presse à Genève.
Il a indiqué que plus de 390 membres du personnel de l’UNRWA ont été tués depuis le début de l’agression sioniste contre Ghaza en octobre 2023.
Cette agression génocidaire a fait 72.285 martyrs et 172.028 blessés, en majorité des femmes et des enfants, selon un nouveau bilan communiqué mardi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 709 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.928 autres ont été blessés, tandis que les corps de 756 martyrs ont été récupérés, a ajouté la même source.
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