Les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre américano-sioniste contre l’Iran sont au point mort, Téhéran rejetant les pourparlers sous la pression.
Les efforts diplomatiques visant à mettre fin à guerre américano-sioniste contre l’Iran restent incertains, Téhéran refusant de négocier sous ce qu’il appelle « l’ombre des menaces ».
Le président américain Donald Trump a déclaré que le blocus des ports iraniens serait maintenu jusqu’à la conclusion d’un accord, mais Téhéran souhaite sa levée avant les négociations. Un cessez-le-feu de deux semaines expire mercredi.
Parallèlement, Washington se prépare à des pourparlers israélo-libbanais prévus jeudi, alors même que les forces israéliennes poursuivent leurs frappes dans le sud du Liban. Au moins six personnes ont été blessées et des maisons détruites lors de ces attaques, malgré un cessez-le-feu de dix jours.
En Iran
- Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l’Iran était « prêt à jouer de nouveaux atouts sur le champ de bataille » si les affrontements avec les États-Unis reprenaient après la fin du cessez-le-feu.
- L’Iran a rouvert les aéroports Imam Khomeini et Mehrabad après des semaines de fermeture liées à la guerre, ont annoncé les autorités aéronautiques.
- Les États-Unis exigent que l’Iran mette fin à son programme nucléaire et leur remette son uranium enrichi, une demande que Téhéran rejette. L’Iran affirme que son programme nucléaire est destiné à la recherche et qu’il n’a pas l’intention de fabriquer une bombe atomique.
- L’Iran a demandé le déblocage de ses avoirs gelés et une indemnisation pour les dommages causés par les frappes américaines et israéliennes.
- L’universitaire Zohreh Kharazmi a déclaré que Téhéran estime avoir l’avantage et ne négociera pas « sous la menace », arguant que Trump a « réellement besoin de ces négociations », même si l’Iran préférerait éviter une reprise des combats.
Diplomatie de guerre
- Le département d’État tiendra de nouvelles discussions jeudi à la suite d’un cessez-le-feu fragile, a déclaré un responsable américain à la presse
- Une équipe américaine devrait se rendre « prochainement » au Pakistan pour de nouvelles négociations, bien que l’Iran n’ait pas confirmé sa participation.
- Le président français Emmanuel Macron a qualifié les blocus américains et iraniens du détroit d’Ormuz d’« erreur des deux côtés ».
- La Russie a appelé à la prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran au-delà de son expiration mercredi.
- La Chine, principal acheteur de pétrole iranien, a exprimé sa « préoccupation » suite à la saisie par les États-Unis, ce week-end, d’un navire battant pavillon iranien près du détroit d’Ormuz et a exhorté toutes les parties à reprendre les pourparlers de paix.
Dans le Golfe
- Le Qatar reprend ses vols : le Qatar autorisera de nouveau les compagnies aériennes étrangères à atterrir dans son principal aéroport après les suspensions imposées pendant le conflit.
Aux États-Unis :
- Trump a déclaré que les sanctions contre les ports iraniens resteraient en vigueur jusqu’à ce que Téhéran accepte un accord de paix.
- Daniel Benaim, ancien secrétaire d’État adjoint chargé des affaires de la péninsule arabique, a déclaré que les États-Unis n’avaient pas atteint leurs principaux objectifs en Iran, avertissant qu’ils se trouvaient désormais dans une situation militaire et diplomatique plus complexe qu’au début de la guerre.
- Trump s’en est pris aux médias, notamment à CNN, les accusant de minimiser les frappes américaines contre l’Iran et affirmant qu’il était en train de « gagner » la guerre, tout en qualifiant les reportages critiques de « fausses informations ».
En Palestine occupée
- Israël exige du gouvernement libanais qu’il désarme le Hezbollah, utilisant sa présence continue dans le sud du Liban comme moyen de pression, malgré les craintes que cela ne déclenche une instabilité plus large.
- Amnesty International a accusé Israël de contribuer, aux côtés des États-Unis et de la Russie, au déclin mondial des droits de l’homme.
Au Liban et à Gaza
- Le bilan des morts au Liban s’alourdit : les attaques israéliennes ont fait au moins 2 387 morts depuis l’escalade des combats il y a six semaines, ont indiqué des responsables.
- « Les pourparlers avec Israël sont distincts » : Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que les pourparlers prévus avec Israël étaient « distincts » des négociations irano-américaines.
- Les violences se poursuivent à Gaza : malgré un cessez-le-feu en octobre, les opérations israéliennes ont tué plus de 780 Palestiniens, et des frappes récentes ont été signalées dans toute la bande de Gaza.
L’économie mondiale
- Les prix du pétrole s’envolent : les cours mondiaux du pétrole ont augmenté lundi après que l’Iran a de nouveau fermé le détroit d’Ormuz et que la marine américaine a arraisonné un cargo iranien près de cette voie maritime stratégique.
- Aide néerlandaise en matière de carburant : Les Pays-Bas vont dépenser plus de 1,1 milliard de dollars pour aider les entreprises et les ménages à faire face à la hausse des prix du carburant liée à la guerre.
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