Les médias iraniens rapportent qu’un accord pourrait ne pas être conclu en raison de désaccords sur certains points clés.
Le président américain Donald Trump a demandé à ses représentants de ne pas précipiter un accord avec l’Iran, nson administration minimisant les espoirs d’une percée imminente dans la guerre qui dure depuis trois mois, espoirs qui avaient été évoqués la veille.
Le blocus américain des navires iraniens dans le détroit d’Ormuz « restera pleinement en vigueur jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé », a écrit Trump sur Truth Social, au lendemain de ses déclarations selon lesquelles un accord avait été « largement négocié », incluant la réouverture de cette voie maritime vitale.
Le gouvernement iranien n’a pas réagi dans l’immédiat. Cependant, l’agence de presse Tasnim, proche du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a indiqué que les États-Unis continuaient de bloquer certains aspects d’un éventuel accor , notamment la demande de Téhéran concernant le déblocage des fonds gelés.
Les deux camps restent en désaccord sur plusieurs questions difficiles, telles que les ambitions nucléaires de l’Iran, la guerre d’Israël au Liban et la levée des sanctions contre Téhéran ainsi que le déblocage de ses avoirs étrangers gelés, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.
Alors que la guerre entre dans son 87e jour ce lundi, voici ce qui se passe :
En Iran
- Les médias d’État iraniens ont rapporté qu’un homme, identifié comme Abbas Akbari, a été exécuté pour des accusations liées aux manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en janvier.
- Un méthanier a quitté le détroit d’Ormuz lundi en direction du Pakistan, tandis qu’un superpétrolier à destination de la Chine transportant du pétrole brut irakien a quitté le Golfe samedi après y être resté bloqué pendant près de trois mois, selon les données maritimes.
Diplomatie de guerre
- Un haut responsable de l’administration Trump a déclaré dimanche à la presse qu’aucun accord ne serait signé, le système iranien n’ayant pas réagi assez rapidement, selon l’agence Reuters. Il a toutefois exposé les grandes lignes des négociations en cours.
- Un responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré que l’Iran avait accepté « en principe » d’ouvrir le détroit d’Ormuz, en échange de la levée du blocus naval américain et de la démolition de son uranium hautement enrichi. Il a ajouté que les États-Unis comprenaient que le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait approuvé les grandes lignes de l’accord. Aucune confirmation ni précision n’a été apportée dans l’immédiat par l’Iran quant à la signification de cet accord « en principe ».
Aux États-Unis
- « Soit nous parviendrons à un bon accord, soit nous devrons trouver une autre solution. Nous privilégions un bon accord », a déclaré dimanche le secrétaire d’État américain Marco Rubio aux journalistes à New Delhi, en Inde. « Le président ne conclura pas un mauvais accord, c’est certain », a-t-il ajouté. Il a précisé qu’une proposition « plutôt solide » était sur la table.
- Trump fait face à une opposition de plus en plus forte de la part de faucons influents au sein de son parti républicain, notamment les sénateurs Ted Cruz et Lindsey Graham, qui s’opposent à une fin négociée de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran.
L’économie mondiale
- Les distributeurs de carburant en Inde augmentent les prix : les distributeurs de carburant publics indiens ont augmenté le prix du diesel de 2,71 roupies (0,0283 $) par litre et celui de l’essence de 2,61 roupies, selon les distributeurs. Il s’agit de la quatrième hausse en mai, les autorités cherchant à compenser les pertes engendrées par la flambée des prix du pétrole brut due à la guerre contre l’Iran.
- Le Nikkei franchit la barre historique des 65 000 points : Reuters a rapporté que l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a franchi pour la première fois le seuil des 65 000 points, porté par un appétit accru pour les actifs à risque dans un contexte d’optimisme croissant quant à un éventuel accord pour mettre fin à la guerre.
Au Liban
- Deux maisons ont été détruites à Arzoun, dans la région de Tyr (Liban-Sud), lors d’une frappe aérienne israélienne, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI). Des équipes de secours sont sur place pour évacuer les blessés. Israël poursuit ses attaques malgré le cessez-le-feu.
- L’armée israélienne a annoncé qu’un soldat avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, ajoutant qu’un autre avait été grièvement blessé et transporté d’urgence à l’hôpital.
- Zeina Khodr, d’Al Jazeera, a rapporté que des drones israéliens survolaient la capitale libanaise pour la deuxième journée consécutive.
- Le président libanais Joseph Aoun a publié une déclaration à l’occasion de la Journée de la Résistance et de la Libération, qui commémore la fin, en 2000, de l’occupation israélienne du Sud-Liban, qui avait duré 22 ans. « La voie vers un retrait israélien complet demeure une revendication nationale inébranlable, à laquelle l’État libanais s’efforce d’obtenir par la voie de négociations », a-t-il affirmé.
les commentaire