Afin de contenir l’escalade, le président américain Donald Trump s’est entretenu avec le Premier ministre Netanyahu, ont rapporté les médias américains.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a annoncé lundi matin avoir lancé des attaques contre les bases aériennes israéliennes de Nevatim et Tel Nof en représailles aux frappes aériennes israéliennes menées dans la nuit contre des sites radar en Iran. Peu après, l’armée israélienne a déclaré avoir détecté une nouvelle salve de missiles tirés depuis l’Iran.
L’armée sioniste a déclaré avoir frappé plusieurs cibles du complexe pétrochimique de Mahshahr, dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir mené des frappes militaires ailleurs dans le pays en riposte à un bombardement iranien contre le nord d’Israël. Aucun blessé n’a été signalé. Les médias iraniens ont rapporté que plusieurs explosions ont été entendues à Téhéran, la capitale, ainsi qu’à Tabriz et Ispahan.
Au Yémen, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont déclaré avoir lancé une salve contre Israël et annoncé qu’ils interdiraient la navigation maritime israélienne en mer Rouge.
Le conflit s’est intensifié dimanche lorsque les forces iraniennes ont lancé une série de missiles sur le nord d’Israël, la première attaque de ce type depuis l’accord de trêve conclu en avril entre les États-Unis et Israël, en représailles aux frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth. Israël a affirmé avoir ciblé des positions du Hezbollah, groupe soutenu par l’Iran. Ces attaques étaient les premières sur la capitale libanaise depuis l’annonce par Washington, la semaine dernière, de la prolongation du cessez-le-feu au Liban.
Le porte-parole du commandement central iranien, Ebrahim Zolfaghari, a accusé les États-Unis d’avoir donné à Israël l’autorisation d’attaquer Beyrouth.
Téhéran insiste depuis longtemps sur le fait qu’une trêve avec Washington implique un cessez-le-feu au Liban. Depuis le début de cette trêve, Israël poursuit ses attaques contre le Liban et a, ces dernières semaines, étendu son occupation dans le sud du pays, affirmant agir pour traquer les combattants du Hezbollah qui continuent de tirer des roquettes et d’utiliser des drones contre le nord d’Israël.
Ces échanges de tirs surviennent alors que Washington et Téhéran discutent d’une prolongation de l’accord de cessez-le-feu visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à faire baisser les prix de l’énergie, qui ont flambé depuis que l’Iran a bloqué la voie maritime à la suite des attaques conjointes américano-israéliennes sur son territoire le 28 février. Après les échanges de tirs de lundi entre les deux camps, le Brent, référence internationale, a dépassé les 97 dollars le baril.
Trump n’a pas commenté publiquement les dernières attaques. Cependant, les médias américains ont rapporté qu’il s’était entretenu avec Netanyahu dimanche soir et l’avait exhorté à éviter toute nouvelle action militaire. « Téhéran doit brûler », a écrit Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale d’extrême droite, sur X.
Dans une interview accordée au Financial Times, Trump a déclaré que la récente flambée de tensions n’aurait aucune incidence sur les négociations avec l’Iran. « C’est moi qui décide. Je décide de tout. Lui, il ne décide de rien », a affirmé Trump, en parlant de Netanyahu. Dans une autre interview accordée à Fox News, il a indiqué avoir demandé à Netanyahu de ne pas riposter contre l’Iran.
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