Derniées informations
prev next

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 19e Vendredi,

Par Y.B.-- 29-Juin-2019 27

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 19e Vendredi,

La répression et les provocations des forces de la police n’ont pas découragé les Algériens

 

Depuis le 22 février, date à laquelle le Hirak algérien a commencé pour réclamer le changement profond du système de gouvernance en Algérie, les forces de l’ordre avaient pour mission d’encadrer uniquement ces millions de manifestants qui envahissent les rues de la capitale Alger et de toutes les autres villes du pays. Mais ces derniers vendredis, un seuil dangereux vers la répression aveugle vient d’être franchi. 

Depuis plusieurs semaines, la police mène chaque vendredi matin des arrestations à Alger, sans motif apparent. Vendredi, elle a procédé dans la capitale à de très nombreux contrôles d’identité et une dizaine de personnes ont été arrêtées et embarquées dans des fourgons, sans qu’il soit possible d’en déterminer les raisons, selon des journalistes.

-Sur les réseaux sociaux, des journalistes algériens ont également fait état dans la matinée d’actions de la police pour empêcher des petits groupes de s’agglomérer, ainsi que d’une intervention pour disperser une tentative de sit-in dans une rue du centre

– Face à cette violence caractérisée, les acteurs du Hirak algérien ont fait preuve d’un inouï sens des responsabilités.

-A l’occasion de ce 19e vendredi, le dispositif policier déployé à Alger était clairement disproportionné.

-Selon plusieurs sources concordantes, des dizaines de manifestants ont été interpellés et conduits vers des commissariats. Certains d’entre eux ont été molestés, d’autres placés en garde-à-vue.

-Arrestation de femmes dont une élue de l’APW de Tizi-Ouzou

-Ces dérives sont inquiétantes. Honteuses et indignes des promesses formulées par l’institution militaire laquelle s’était engagée auprès des Algériens pour « les accompagner jusqu’à la réalisation de leurs vœux » , dénoncent les manifestants.

– Sous un soleil de plomb et une forte chaleur, les Algériens sont sortis plus nombreux dans toutes les villes du pays.

– En plus des éternelles revendications, les manifestants ajoutent la libération des détenus politique, appellent à respecter le droit Constitutionnel de manifester pacifiquement et surtout dénoncent les manœuvres de division et l’utilisation de la force et de la répression.

– Ce vendredi, les manifestants sont rassurés, la Silmiya tient haut la route de l’histoire. Les provocations policières n’ont pas pu atteindre la sagesse des Algériens. Ils sont restés calme et concentrés sur la revendication principale ‘’Yatnahaw Gaa’’

-Le mouvement populaire qui va entamer son 20e vendredi de manifestations pacifiques, signifie qu’il n’entend pas transiger sur le fait que le nouveau départ du pays ne peut se faire avec les hommes et les instruments d’un régime dont l’immoralité atteint des niveaux encore plus grands que ce que l’on imaginait. La mise en détention de deux premiers ministres, de ministres, d’oligarques (nos fameux capitalistes “spécifiques”), de hauts-cadres de l’administration, des walis est une illustration éloquente de l’ampleur de la faillite morale et politique du régime.

– C’est d’autant plus vrai que l’emblème national n’a jamais été porté avec autant de ferveur sur les corps et dans les cœurs des Algériens depuis l’indépendance.

-Le drapeau Amazigh est dans toutes les marches.

– Les images, somptueuses, de fraternité entre des Algériens de sensibilités très différentes autour du drapeau berbère sont un signe que les choses ont profondément changé dans le pays et que l’unité du pays est sacrée.

-Les slogans contre Gaid Salah sont en force dans toutes les manifestations.

– « La mission historique de l’armée nationale est d’accompagner les Algériens dans leur volonté et non d’y opposer un agenda qui permet de relancer le “système pourri”. C’est cela que les Algériens attendent. C’est ce qu’ils  souhaitent entendre de la part de celui qui, en ces circonstances historiques, détient pratiquement tous les pouvoirs », rappellent les manifestants.

-Défiant la chaleur en ce début d’été, les manifestants ont brandi des banderoles et des pancartes à travers lesquelles ils réclament l’«instauration d’un Etat civil, un Etat de droit et une véritable démocratie». Les manifestants ont appelé à déjouer toute tentative de division ou de semer la fitna entre Algériens en scandant : «Les Algériens khawa khawa, lekbayel khawatna (les Algériens, frères, frères et les Kabyles sont nos frères).»

-D’autres slogans contre le racisme ont été scandés à Alger, Oran, Annaba, El-Tarf, Mila, Guelma, Tlemcen, Sidi Bel-Abbès et bien d’autres villes du pays. Même au sud, les Algériens ont marché, sous un soleil de plomb, pour l’Algérie, exigeant «une Algérie libre et démocratique» et rejetant «la fitna et le régionalisme». A Tipaza, Blida, Chlef, Aïn Defla, Médéa, Djelfa, Mostaganem, Relizane, Aïn Témouchent, les manifestants ont insisté pour le «départ du gouvernement actuel et le respect de la souveraineté populaire».

-Provocations et résistance pacifique

les commentaire

Laisser un commentaire