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ALGÉRIE/POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 22e VENDREDI  “Ya h’na ya n’touma”

Par A.B.-- 20-Juil-2019 941

ALGÉRIE/POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 22e VENDREDI  “Ya h’na ya n’touma”

 

-Ni les conditions climatiques défavorables ni la finale de la CAN 2019 n’ont altéré l’ardeur des manifestants, lesquels ont répondu massivement présents à l’appel du hirak.

-Pour ce 22e acte des marches du vendredi contre le système, et sous une chaleur de plomb, des  millions de manifestants ont battu le pavé, pour exprimer leur refus du système.

-Bien que les services de sécurité aient déployé un dispositif visant à bloquer les manifestants au niveau de la périphérie d’Alger et d’alourdir le déplacement des manifestants, en plus de l’occupation en partie par des fourgons de l’itinéraire habituel des marches, les manifestants se montrent combatifs et déterminés à poursuivre la mobilisation. «Ya h’na ya n’touma (soit nous, soit vous…)», ont également scandé les manifestants, affichant clairement leur total rejet du pouvoir militaire.

-Le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, ainsi que le chef d’État par intérim, Abdelkader Bensalah, ont été, une fois de plus, la cible des manifestants.

-“Le peuple veut son indépendance”, “Algérie libre et indépendante”, “Dawla madania machi âaskaria” (État civil et non militaire), ou encore “Y en a marre des généraux ” sont autant de slogans adressés au pouvoir, scandés par les Algériens qui ne jurent que par leur départ à tous. “Yetnahaw gaâ”, ont retenti, une nouvelle fois, dans les rues de la capitale.

-Réitérant l’unité des Algériens face aux tentatives de division, les hirakiéns ont tenu à réaffirmer le rejet de tout dialogue et de toute élection avec les restes du système.

– Ils considèrent que depuis le 9 juillet, date de l’expiration des 90 jours que lui accorde la Constitution pour organiser une élection présidentielle, Abdelkader Bensalah, n’a aucune légitimité pour rester en poste.

-Les manifestants ont insisté sur la poursuite des manifestations jusqu’au départ de tous les symboles du système à leurs têtes Bensalah et Gaid Salah.

– Les manifestants ont réclamé haut et fort la libération des détenus d’opinion, hissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Libérez nos jeunes», «libérez nos enfants», «nos enfants ne sont ni trafiquants de Cocaïne, ni des dilapidateurs de foncier et de l’agent du trésor public- Libérez-les» ou «libérez le moudjahid Lakhdar Bouregaâ».

– un Etat civil fondé sur des bases solides «Dignité, justice et liberté».

-«Non à un pouvoir répressif, non aux médias complices, libérez notre Algérie, elle est en otage». Certains notamment des militants de partis politiques et d’associations ont plaidé pour une assemblée populaire souveraine. Sur une pancarte on pouvait lire « Une constituante élue veut dire pouvoir entre les mains du peuple».

– Les fidèles aux rendez-vous traditionnels du vendredi, ne voulaient pas qu’on «perturbe» on qu’on les distrait avec la magique balle ronde de leur revendication essentielle, «le départ de la bande, toute la bande». «La Coupe d’Afrique une fois tous les 2 ans, la révolution une fois dans la vie», pouvait-on lire sur une large banderole portée par les manifestants qui restent fidèles à leur ligne, tracée le 22 février 2019.

– A Alger, sur le terrain, la police a changé de tactique renforçant sa présence, en hommes et en véhicules, au niveau de la Grande poste et, tout près de là, à la rue Abdelkrim Khettabi

-Un rendez-vous a été donné pour le 23e vendredi.

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