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Guerre en Ukraine : Refus de Kiev de négocier pour le moment

Par Y.B.-- 20-Nov-2022 0

Kiev n’entend pour l’instant rien lâcher à Moscou. Les tentatives de l’Occident de pousser l’Ukraine à négocier après une série d’importantes victoires militaires de Kiev sont « bizarres » et relèvent d’une demande capitulation, estime un conseiller clé de la présidence ukrainienne.

« Quand tu as l’initiative sur le champ de la bataille, c’est un peu bizarre de recevoir des propositions du genre : vous ne pourrez pas de toute façon tout faire par la voie militaire, menez les négociations », s’étonne Mykhaïlo Podoliak dans un entretien accordé à l’AFP. « Cela veut dire que le pays qui attaque, qui récupère ses territoires, doit capituler devant le pays qui est en train de perdre ».

Pas de démarche officielle de Moscou pour négocier

Selon le chef de cabinet du président ukrainien, Moscou n’a pas contacté Kiev officiellement pour des négociations de paix. Mais toute négociation qui ne serait pas fondée sur la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans les limites de ses frontières internationalement reconnues ne serait « pas acceptable », a indiqué samedi Andriï Yermak. « Les premières mesures à prendre du côté russe sont de retirer toutes les troupes russes du territoire ukrainien ».

Les Etats-Unis appellent de façon croissante l’Ukraine à être ouverte à des négociations de paix avec la Russie, un haut responsable du Pentagone affirmant qu’il sera difficile pour les forces de Kiev de récupérer les territoires remportés par Moscou au cours de la guerre.

La Maison-Blanche a réitéré vendredi que seul le président ukrainien Volodymyr Zelensky était en mesure d’approuver l’ouverture de négociations entre son pays et la Russie, rejetant toute notion de pressions américaines sur Kiev.

Le soutien américain à l’Ukraine reste fort. Cette semaine la Maison-Blanche a demandé au Congrès de débloquer 38 milliards de dollars supplémentaires en soutien à Kiev.

Lors d’une visite surprise à Kiev, le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak a annoncé a annoncé une nouvelle aide militaire d’un montant de 50 millions de livres (57,4 millions d’euros) et une aide humanitaire de 16 millions de livres (18,3 millions d’euros).

L’Ukraine nie l’exécution de prisonniers russes. 

Le chargé des droits de l’homme au Parlement ukrainien a nié que les forces de Kiev aient tué des prisonniers de guerre russes. Le médiateur Dmytro Loubynets a déclaré que les “extraits de vidéo” présentés par Moscou comme preuve montraient en fait que les soldats, “utilisant une reddition feinte”, avaient “commis un crime de guerre en ouvrant le feu sur les forces armées ukrainiennes”. Les personnes tuées dans cet incident “ne peuvent donc pas être considérés comme des prisonniers de guerre”, a-t-il ajouté sur Telegram.

Attention dans les bois

Devant l’hiver difficile qui s’annonce sur le plan énergétique, en raison des dégâts sur les centrales causées par les bombardements russes, certains habitants de Kherson ont commencé à stocker du bois. Mais les autorités ukrainiennes ont mis en garde la population : il est possible que l’armée russe ait laissé des mines dans les bois en se retirant.

Le ministre de la Défense néo-zélandais à Kiev

La Nouvelle-Zélande a indiqué que son ministre de la Défense, Peeni Henare, s’est rendu ce dimanche à Kiev. « Nous avons discuté de la récente prolongation par la Nouvelle-Zélande de la mission de soutien à la formation d’infanterie au Royaume-Uni pour les troupes ukrainiennes jusqu’en juillet 2023 », précise Peeni Henare dans un communiqué après un entretien avec son homologue ukrainien, Oleksii Reznikov. La semaine dernière, la Nouvelle-Zélande avait annoncé envoyer 66 nouveaux membres de son armée en Grande-Bretagne pour aider à former les soldats ukrainiens.

A Kherson, l’hôpital Tropinka au défi de l’occupation

Les hasards de la guerre bouleversent les vies et renversent parfois les rôles. C’est ainsi que Leonid Remiga est passé, un jour de juin, de médecin-chef à patient dans son propre hôpital, puis, en septembre, de prisonnier à aide-soignant dans la geôle où les services de sécurité russes l’avaient emprisonné.

De l’hôpital Tropinka à la prison du 3, rue Teploenerhetikiv, il fut l’un des témoins privilégiés de l’occupation militaire russe de Kherson. Dans la ville désormais libérée des Russes, il raconte, avec son adjointe, leur quotidien ses huit derniers mois.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré, samedi soir, que des problèmes majeurs de coupures de courant touchaient encore plusieurs zones du pays, comme la région de Kiev et la capitale, la ville d’Odessa et sa région, ainsi que dans les régions de Kharkiv, Vinnytsia, Ternopil, Tcherkassy et Tchernihiv.

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