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Guerre en Ukraine: Le barrage hydroélectrique de Kakhovka partiellement détruit

Par C.B.-- 06-Juin-2023 299

L’armée ukrainienne a déclaré mardi 6 juin que les forces russes avaient fait sauter un important barrage dans le sud de l’Ukraine, tandis qu’un responsable installé par Moscou dans la ville de Nova Kakhovka, dans les parties de la région de Kherson contrôlées par les Russes, a démenti cette information. «Le réservoir de Kakhovka a été détruit par les forces d’occupation russes», a déclaré ce mardi le commandement sud des forces armées ukrainiennes sur sa page Facebook.

L’ampleur de la destruction, la vitesse et les volumes d’eau, ainsi que les zones probables d’inondation sont en train d’être clarifiés. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier immédiatement la déclaration ukrainienne.

Pour sa part, l’agence de presse publique russe TASS, citant une source anonyme proche de la question, a affirmé que le grand barrage de Nova Kakhovka avait été partiellement détruit. D’après le maire de la ville de Nova Kakhovka, Vladimir Leontiev, «de multiples frappes ont visé le barrage de Kakhovka» dans la nuit, en affirmant qu’elles avaient détruit les robinets-vannes du barrage et provoqué une «jetée d’eau incontrôlable».

Barrage de Nova Kakhovka | Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité programmée ce soir

A la demande de l’Ukraine et de la Russie, selon des sources diplomatiques, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies sur la destruction partielle du barrage de Nova Kakhovka a été programmée mardi à 21 heures (heure à Alger).

La destruction du barrage de Kakhovka n’affectera pas les plans de contre-offensive de Kiev, affirme Zelensky

Le président ukrainien a assuré mardi que la destruction partielle du barrage hydroélectrique de Kakhovka dans le sud du pays n’a pas changé les plans de la contre-offensive préparée depuis des mois par Kiev.

« L’explosion du barrage n’a pas affecté la capacité de l’Ukraine à libérer ses propres territoires », a indiqué Volodymyr Zelensky sur Telegram après une réunion avec son état-major. « L’état de préparation (des troupes) est maximal », a-t-il ajouté.

L’Ukraine va recevoir un nombre significatif de F-16, selon Volodymyr Zelensky

L’Ukraine va recevoir un « nombre significatif » d’avions de combat F-16, a promis mardi le président Volodymyr Zelenski. « Je suis très heureux de recevoir cette information, j’ai eu de la chance. D’habitude, nous devons négocier pour un ou deux avions à la fois, mais cette fois, nous avons reçu une offre importante », a-t-il déclaré à la presse, sans préciser sa provenance. L’accord doit encore être approuvé par les Etats-Unis, où les F-16 sont fabriqués, a-t-il ajouté.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont promis à la mi-mai de  former une « coalition internationale » pour livrer des F-16 à l’Ukraine et de former des pilotes ukrainiens. A ce jour, l’initiative regroupe huit pays européens et les Etats-Unis

La destruction partielle du barrage de Kakhovka, « nouvelle conséquence » de l’invasion russe, estime le chef de l’ONU

« Les Nations unies n’ont pas accès à des informations indépendantes sur les circonstances qui ont conduit à la destruction de la centrale hydroélectrique du barrage de Kakhovka. Mais une chose est claire : c’est une nouvelle conséquence dévastatrice de l’invasion russe de l’Ukraine », a déclaré mardi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, devant la presse.

L’UE a promis à l’Ukraine « l’aide nécessaire » après l’explosion du barrage de Kakhovka

L’UE apportera « l’aide nécessaire » à l’Ukraine après la destruction partielle du barrage hydroélectrique de Kakhovka, dans le sud du pays, a annoncé mardi le chef de la diplomatie ukrainienne après une conversation téléphonique avec son homologue européen Josep Borrell.

« L’UE est prête à fournir l’assistance et l’aide humanitaire nécessaires pour atténuer les conséquences de cette catastrophe provoquée par la Russie », a indiqué Dmytro Kouleba sur Twitter. Kiev et Moscou se rejettent la responsabilité de la destruction de ce barrage.

Les images de la destruction de l’important barrage de Nova Kakhovka

Le commandement opérationnel sud de l’Ukraine a signalé, mardi matin, que les forces russes avaient fait sauter le barrage de la centrale hydroélectrique de Nova Kakhovka. Une vidéo captée par un drone montre un torrent d’eau pouvant potentiellement causer des destructions autour de la ville de Kherson et le long du fleuve Dniepr.

Kiev disait redouter que Moscou cherche à détruire le barrage pour couvrir une éventuelle retraite. Selon l’Ukraine, le but de la Russie serait d’arrêter l’avancée des troupes ukrainiennes dans la région et de protéger les forces russes.

L’Ukraine dit évacuer « plus de 17 000 » civils autour du barrage de Kakhovka

L’Ukraine a annoncé évacuer « plus de 17 000 » civils des zones inondées autour du barrage de Kakhovka (sud), partiellement détruit tôt mardi matin dans une explosion pour laquelle les deux camps se rejettent la responsabilité. « Plus de 40 000 personnes risquent d’être en zones inondées. (…) Malheureusement, plus de 25 000 civils se trouvent sur le territoire sous contrôle russe », a précisé sur Twitter  le procureur général ukrainien, Andriy Kostin. Les autorités d’occupation installées sur place par Moscou ont, elles, déclaré avoir commencé l’évacuation des habitants de trois localités.

Selon l’Ukraine, jusqu’à 80 localités sont menacées par l’inondation

Selon le premier ministre ukrainien Denys Chmygal, jusqu’à 80 localités sont menacées par l’inondation et « des mesures d’évacuation sont en cours » par train vers Mykolaiv. Elles s’effectuent sous les bombardements continus de l’artillerie russe qui ont blessé deux policiers, selon le ministre de l’Intérieur Igor Klymenko.

Barrage de Nova Kakhovka | L’Ukraine réclame une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU

A la suite de la destruction partielle du barrage de Kakhovka, dans une région contrôlée par Moscou, à qui l’Ukraine impute la responsabilité de l’incident – ce que la Russie nie –, Kiev « réclame une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies », a fait savoir dans un communiqué le ministre des affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kouleba, appelant l’UE et le G7 « à imposer de nouvelles sanctions dévastatrices à la Russie ».

La centrale hydroélectrique de Kakhovka «totalement détruite», selon l’Ukraine

La centrale hydroélectrique de Kakhovka, située dans une zone du sud de l’Ukraine occupée par les Russes, a été «totalement détruite» et ne peut être remise en état après une détonation dans la salle des machines, a déclaré ce mardi la compagnie hydroélectrique d’État ukrainienne.

Le premier ministre ukrainien Denys Chmyhal a déclaré séparément que jusqu’à 80 localités risquaient d’être inondées après ce qu’il a décrit comme la destruction du barrage de la centrale par les forces russes.

L’Ukraine accuse la Russie d’avoir détruit le barrage pour freiner son offensive

La présidence ukrainienne a accusé ce mardi matin la Russie d’avoir «fait sauter» dans la nuit le barrage hydroélectrique de Kakhovka dans la région de Kherson (Sud) pour inonder la zone et freiner l’offensive ukrainienne en préparation.

«L’objectif des terroristes est évident: créer des obstacles pour les actions offensives des forces armées» ukrainiennes, a estimé Mykhaïlo Podoliak, conseiller à la présidence ukrainienne, dans un message adressé à des journalistes. La Russie accuse de son côté Kiev d’avoir attaqué le barrage et de l’avoir partiellement détruit.

«Les occupants ont fait sauter le barrage du réservoir de Kakhovka sous l’effet de la panique. Il s’agit d’un acte terroriste évident et d’un crime de guerre qui sera prouvé devant un tribunal international», a également déclaré l’agence de renseignement militaire ukrainienne dans un communiqué diffusé sur Telegram.

Zelensky convoque son Conseil de sécurité après une explosion sur un barrage hydroélectrique

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky va convoquer d’urgence son Conseil de sécurité mardi après une explosion sur le barrage hydroélectrique de Kakhovka dans le sud du pays, a annoncé le chef de l’administration présidentielle.

«Centrale hydroélectrique de Kakhovka. Encore un crime de guerre commis par les terroristes russes. Le président a convoqué le Conseil de sécurité national», a écrit Andriï Iermak sur Telegram.

Zelensky qualifie les Russes de «terroristes»

Sur Twitter, le président ukrainien Volodymyr Zelensky lance que «la destruction du barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka ne fait que confirmer au monde entier qu’ils doivent être expulsés de tous les coins du territoire ukrainien».

L’Ukraine accuse les forces russes d’avoir fait sauter le barrage de Nova Kakhovka, et demande aux habitants d’évacuer

Le barrage de Nova Kakhovka, situé dans les zones contrôlées par la Russie dans la région ukrainienne de Kherson, dans le Sud, a été détruit par les forces russes, a déclaré mardi le commandement sud des forces armées ukrainiennes. « L’ampleur de la destruction, la vitesse et les volumes d’eau, ainsi que les zones d’inondation probables sont en cours de clarification », a fait savoir le commandement sur sa page Facebook.

Le ministère de l’intérieur ukrainien a appelé les habitants de dix villages situés sur la rive droite du fleuve Dniepr et de certains quartiers de la ville de Kherson à rassembler les documents essentiels et les animaux domestiques, à éteindre les appareils électroménagers et à partir, tout en mettant en garde contre une éventuelle désinformation.

Oleksandr Prokudin, chef de l’administration militaire régionale de Kherson, a déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram peu avant 7 heures du matin que « l’armée russe a commis un nouvel acte de terreur » et a averti que l’eau atteindrait des « niveaux critiques » dans les cinq heures.

De son côté, le maire russe de Nova Kakhovka, Vladimir Leontiev, a déclaré que l’attaque contre le barrage était « une grave attaque terroriste », a rapporté le média russe TASS.

« Vers 2 heures du matin, il y a eu un certain nombre de frappes répétées sur la centrale hydroélectrique de Kakhovka, qui ont détruit les vannes (…) En conséquence, l’eau du réservoir de Kakhovka a commencé à être déversée en aval de manière incontrôlable », a déclaré, selon TASS, M. Leontiev qui affirme qu’il n’est pas nécessaire d’évacuer.

« L’ennemi essaie de répandre la désinformation, de s’absoudre de la responsabilité d’un autre crime », a déclaré le ministère de l’intérieur ukrainien.

« Certainement de nombreux morts » après a destruction du barrage, selon la Maison BlancheLa destruction partielle d’un barrage en Ukraine a « certainement (fait) de nombreux morts », selon un porte-parole de la Maison Blanche qui a indiqué n’avoir pas de « conclusion définitive sur ce qui s’est passé ».

John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a par ailleurs mis en garde contre un impact « dévastateur » pour l’approvisionnement en énergie de l’Ukraine de la destruction partielle du barrage hydroélectrique de Kakhovka, dans le sud de l’Ukraine, dont les Russes et les Ukrainiens s’accusent mutuellement.

Moscou appelle la communauté internationale à « condamner » KievLa Russie a appelé mardi la communauté internationale à « condamner » Kiev après la destruction partielle du barrage hydroélectrique de Kakhovka, dans le sud de l’Ukraine, une catastrophe dont les deux camps s’accusent.

« Nous appelons la communauté internationale à condamner les actions criminelles des autorités ukrainiennes, qui sont de plus en plus inhumaines et constituent une menace sérieuse pour la sécurité régionale et mondiale », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le barrage visé par des tirs de missiles, selon la Russie

Le barrage de Nova Kakhovka aurait été touché par des tirs du lanceur de missiles multiples Olkha, selon l’agence de presse russe TASS qui a cité une source d’urgence anonyme.

Barrage de Nova Kakhovka | Pour le Kremlin, « toute la responsabilité repose sur le régime de Kiev »

« Il s’agit sans équivoque d’un acte de sabotage délibéré de la partie ukrainienne qui a été planifié et réalisé sur ordre de Kiev », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en disant rejeter « fermement » les accusations des autorités ukrainiennes qui en imputent la responsabilité à Moscou. « Toute la responsabilité repose sur le régime de Kiev », a-t-il insisté, en affirmant que l’un des objectifs d’une telle action était de « priver d’eau la Crimée », péninsule annexée par la Russie en 2014.

Selon M. Peskov, « cet acte de sabotage pourrait potentiellement entraîner des conséquences très graves pour des dizaines de milliers d’habitants de la région » de Kherson, ainsi que des « conséquences écologiques ».

Des civils commencent à être évacués, d’après le gouverneur de la région de Kherson

L’évacuation des zones proches de la région de Kakhovka, dans le sud de l’Ukraine, a commencé, a déclaré ce mardi le gouverneur de la région de Kherson, en Ukraine.

L’électricité coupée dans un quartier de Kherson

Sur Telegram, le chef de l’administration militaire de la ville de Kherson Roman Mrochko a prévenu que «le quartier de Korabel» avait été privé d’électricité. «Dans quelques heures, l’approvisionnement en gaz sera également coupé pour des raisons de sécurité»a-t-il également noté.

Plusieurs villages inondés par le fleuve Dniepr, selon Kiev

Plusieurs villages ont été «complètement ou en partie» inondés en Ukraine après la destruction partielle du barrage hydroélectrique de Kakhovka sur le fleuve Dniepr,dans la région de Kherson (Sud) occupée par la Russie, et des habitants ont commencé à être évacués, a annoncé mardi un responsable ukrainien.

«Environ 16.000 personnes se trouvent en zone critique», a déclaré sur les réseaux sociaux Oleksandre Prokoudine, chef de l’administration militaire de la région de Kherson.

Une menace pour la centrale nucléaire de Zaporijjia selon l’agence nationale ukrainienne de l’énergie atomique, l’AIEA dément

La destruction du barrage de Nova Kakhovka dans le sud de l’Ukraine constitue une menace pour la centrale nucléaire de Zaporijjia, mais la situation dans l’installation est sous contrôle, a déclaré ce mardi l’agence nationale ukrainienne de l’énergie atomique.

«L’eau du réservoir de Kakhovka est nécessaire pour que la centrale reçoive de l’énergie pour les condensateurs des turbines et les systèmes de sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijjia», a indiqué Energoatom dans un communiqué publié sur l’application de messagerie Telegram. «Actuellement, le bassin de refroidissement de la centrale est plein: à 8h00, le niveau d’eau est de 16,6 mètres, ce qui est suffisant pour les besoins de la centrale». «La situation à la centrale nucléaire Zaporijjia est sous contrôle, le personnel ukrainien surveille tous les indicateurs», a-t-il ajouté.

De son côté, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) assure «suivre de près la situation»ajoutant qu’il n’y avait pas de «risque immédiat pour la sécurité nucléaire» de la centrale.

«D’ici cinq heures, l’eau atteindra un niveau critique», a déclaré le gouverneur régional Oleksandr Prokudin sur la chaîne Telegram à 6h45

Jusqu’à 22.000 personnes vivant dans 14 localités en danger, d’après la Russie

Jusqu’à 22.000 personnes vivant dans 14 localités de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, risquent d’être inondées à la suite de l’explosion du barrage de Nova Kakhovka, a déclaré ce mardi le chef de la région, installé à Moscou, selon l’agence de presse publique russe RIA.

L’Ukraine évacue des habitants, 16.000 personnes en « zone critique »

Des habitants ont commencé à être évacués, a annoncé mardi un responsable ukrainien. « Environ 16.000 personnes se trouvent en zone critique », a déclaré sur les réseaux sociaux Oleksandre Prokoudine, chef de l’administration militaire de la région de Kherson.

Selon les russes, aucune grande localité n’est menacée d’inondation

Aucune grande localité n’est menacée d’inondation, après la destruction partielle du barrage hydroélectrique de Kakhovka, sur le fleuve Dniepr, dans la région de Kherson partiellement occupée par la Russie dans le sud de l’Ukraine, ont affirmé les autorités locales installées par Moscou.

«Selon les services de secours, l’eau est montée (…) à un niveau d’entre 2 et 4 mètres, ce qui ne menace pas les grandes localités» situées plus bas que le barrage le long du fleuve, a déclaré sur Telegram Andreï Alekseïenko, chef du gouvernement de la région de Kherson, installé par la Russie.

Le niveau de l’eau à Nova Kakhovka a augmenté de plus de 10 mètres après la rupture du barrage, selon la Russie

Le niveau de l’eau à Nova Kakhovka a augmenté de plus de 10 mètres, a déclaré l’agence de presse publique russe TASS, citant les autorités locales soutenues par la Russie. RIA, une autre agence de presse publique russe, a déclaré que des responsables locaux avaient commencé à évacuer un certain nombre d’habitations dans le district de Nova Kakhovka.

Le niveau de l’eau dans la ville immédiatement adjacente au barrage de Nova Kakhovka qui s’est rompu pourrait augmenter de 12 mètres, a déclaré le maire de la ville, Vladimir Leontyev, installé par la Russie, dans un communiqué posté sur Telegram. Les autorités ont indiqué que le niveau de l’eau dans la ville devrait augmenter au cours des 72 prochaines heures.

Le gouverneur russe de la Crimée craint des problèmes d’approvisionnement en eau dans la péninsule

Le gouverneur de Crimée, soutenu par la Russie, a déclaré ce mardi qu’il existait un risque de baisse du niveau d’eau dans le canal de Crimée du Nord, qui achemine de l’eau douce vers la péninsule depuis le fleuve Dniepr.

Dans une déclaration sur Telegram, Sergei Aksyonov a déclaré que la Crimée disposait de réserves d’eau suffisantes pour le moment, et que le niveau de risque deviendrait clair dans les jours à venir. La Crimée dépend fortement de l’eau du canal, qui achemine l’eau de la rivière Dnipro, en amont du barrage.

Le canal a été bloqué par l’Ukraine après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Le blocus a entraîné de graves pénuries d’eau dans la péninsule, qui n’ont pris fin que lorsque les forces russes ont repris le canal en mars 2022.

Des premiers trains pour évacuer des habitants programmés

La compagnie des chemins de fer ukrainienne Ukrzaliznytsia a annoncé sur Telegram aider «les autorités locales à évacuer les habitants de Kherson et des villages voisins». «Le premier train d’évacuation gratuit partira de Kherson à 12h00 (11h à Paris, NDLR). D’autres trains d’évacuation seront programmés en fonction des besoins», a également indiqué Ukrzaliznytsia.

Les habitants de 300 maisons de Nova Kakhovka évacués, selon la Russie

Un responsable installé par la Russie dans la ville de Nova Kakhovka a déclaré ce mardi que les habitants d’environ 300 maisons avaient été évacués après la rupture d’un barrage situé à proximité, a rapporté l’agence de presse publique TASS.

TASS a également cité le maire de Nova Kakhovka, Vladimir Leontyev, qui a déclaré qu’une partie de la ville avait été déconnectée de l’alimentation électrique pour des raisons de sécurité.

Une situation « entièrement sous contrôle » d’après les russes

Au total, les « territoires côtiers » de 14 localités où résident « plus de 22.000 personnes » sont menacés d’inondation, a déclaré sur Telegram Andreï Alekseïenko, chef du gouvernement de la région de Kherson, installé par la Russie. « S’il le faut, nous sommes prêts à évacuer les habitants », a-t-il assuré en soulignant toutefois que leur vie n’est pas menacée et que « la situation est entièrement sous contrôle ».

Pour sa part, Vladimir Leontiev, le maire de la ville de Nova Kakhovka, installé par la Russie, a annoncé peu après l’évacuation d’habitants d’« environ 300 maisons » situées directement sur les rives du Dniepr. « Nous sommes en train de procéder à l’évacuation », a-t-il déclaré, cité par les agences de presse russes. Il a affirmé que les forces ukrainiennes que la Russie accuse d’avoir visé le barrage de Kakhovka avec de « multiples frappes » dans la nuit, poursuivaient les bombardements.

La Russie sera tenue pour responsable de l’explosion sur le barrage, affirme le chef du Conseil européen

Le président du Conseil européen Charles Michel a affirmé mardi que la Russie devrait rendre des comptes après la destruction partielle d’un barrage hydroélectrique en Ukraine, évoquant un « crime de guerre ».

« Choqué par l’attaque sans précédent sur le barrage de Nova Kakhovka », a tweeté Charles Michel. « La destruction d’une infrastructure civile est clairement un crime de guerre et nous demanderons des comptes à la Russie et à ses affiliés », a-t-il ajouté.

« Une catastrophe écologique mondiale se joue maintenant […], et des milliers d’animaux et d’écosystèmes seront détruits dans les prochaines heures »

La rupture du barrage a ajouté un nouvel élément complexe à la guerre en cours de la Russie en Ukraine, qui en est maintenant à son 16e mois, alors que les forces ukrainiennes étaient largement perçues comme allant de l’avant avec une contre-offensive attendue depuis longtemps.

Mykhailo Podolyak, conseiller principal du président Volodymyr Zelenskyy, a déclaré qu’« une catastrophe écologique mondiale se joue maintenant […], et des milliers d’animaux et d’écosystèmes seront détruits dans les prochaines heures. » Des vidéos mises en ligne ont commencé à témoigner du débordement : l’une montrait des eaux de crue inondant une longue route, une autre montrait un castor se précipitant vers les hauteurs à cause de la montée des eaux.

« 150 tonnes d’huile moteur » déversées dans le Dniepr, selon Kiev

« 150 tonnes d’huile moteur » se sont déversées dans le fleuve Dniepr à la suite de la destruction du barrage, selon les responsables ukrainiens, qui mettent en garde contre un risque environnemental. « Il existe également un risque de nouvelles fuites d’huile, ce qui a un impact négatif sur l’environnement », a fustigé sur Telegram  Daria Zarivna, la conseillère presse du chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriy Yermak.

Dans un communiqué, la présidence ukrainienne avait chiffré plus tôt mardi ce « risque de fuite supplémentaire » à « plus de 300 tonnes ». sur Telegram,  Andriy Yermak a lui dénoncé « un écocide » de la part de la Russie.

La destruction du barrage de Nova Kakhovka fait craindre des conséquences importantes sur la faune et la flore de cette partie sud de l’Ukraine.

La région russe de Belgorod de nouveau bombardée, d’après les autorités locales

À la frontière entre la Russie et l’Ukraine, le district de Shebekino, dans la région russe de Belgorod, fait l’objet d’un bombardement, ont annoncé les autorités locales aux habitants mardi. Dans des messages diffusés sur les réseaux sociaux, ces derniers ont été invités à se réfugier dans les caves.

La région de Belgorod, qui borde l’Ukraine, a été attaquée à plusieurs reprises ces dernières semaines.

La ville de Nova Kakhovka, sous contrôle de Moscou, inondée

La ville de Nova Kakhovka, où se trouve le barrage hydroélectrique partiellement détruit, est « inondée », selon les agences de presse russes. Elles citent Vladimir Leontiev, le maire de Nova Kakhovka, installé par Moscou dont les troupes contrôlent la localité.

L’attaque contre le barrage ukrainien donne une « nouvelle dimension » à la guerre menée par la Russie , selon Olaf Scholz

« C’est quelque chose qui a une nouvelle dimension, mais qui correspond aussi à la manière dont Poutine mène cette guerre », a dénoncé le chancelier allemand dans une interview accordée aux chaînes WDR et ZDF. « C’est aussi quelque chose qui s’inscrit dans beaucoup des crimes que nous avons vus en Ukraine, qui ont été commis par des soldats russes et qui font partie d’une manière de faire la guerre qui a toujours visé des cibles civiles – des villes, des villages, des hôpitaux, des écoles, des infrastructures », a souligné M. Scholz.

La Russie admet la mort de 71 de ses soldats dans des attaques ukrainiennes

L’armée russe a reconnu mardi que « 71 militaires ont été tués et 210 ont été blessés » dans les opérations destinées à repousser des attaques ukrainiennes sur tout le front ces trois derniers jours, alors que la Russie fait rarement état des pertes dans les rangs de son armée.

Moscou affirme contrer des offensives d’envergure

Le ministère russe de la Défense a quant à lui affirmé avoir contré depuis la matinée du 4 juin des attaques sur cinq secteurs du front « dans la direction sud de la région de Donetsk », située dans l’Est. Le ministère russe de la Défense a dit que ses forces avaient tué « plus de 1.500 militaires ukrainiens » et détruit « 28 chars ». Une affirmation tournée en dérision par le chef du groupe paramilitaire russe Wagner, coutumier des critiques virulentes envers l’état-major.

« Il ne s’agit que d’élucubrations », a commenté Evguéni Prigojine dans un message sur Telegram. Tuer 1.500 soldats en une journée est « un sacré massacre », a-t-il ironisé en se moquant du porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. « En fait, pourquoi ne pas additionner tous les chiffres donnés par Konachenkov. Je pense que nous avons déjà détruit l’ensemble de la planète Terre à cinq reprises », a-t-il raillé.

« La Russie n’a pas de droit de veto » sur l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN

« Tous les alliés sont d’accord que la porte de l’Otan reste ouverte, que l’Ukraine deviendra membre de l’alliance et que la Russie n’a pas de droit de veto », a déclaré à Bratislava Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN.

A Bratislava, le chef de l’OTAN participe à des pourparlers avec les présidents des neuf pays du flanc oriental de l’Alliance atlantique, le groupe des « Neuf de Bucarest ». Les pourparlers se déroulent avant le sommet de l’OTAN qui aura lieu le mois prochain à Vilnius, où M. Stoltenberg a déclaré que l’alliance prendra des décisions « très significatives ». Lors de ce sommet, « nous renforcerons notre soutien à l’Ukraine avec un programme d’assistance pluriannuel pour les aider à passer des normes de l’ère soviétique aux normes de l’Otan, et rapprocher l’Ukraine de l’Otan », a-t-il ajouté.

A Vilnius, « nous devons également convenir d’un engagement plus fort pour augmenter les investissements en matière de défense avec un minimum de 2 % du PIB », a-t-il ajouté, soulignant qu’il travaillait dur pour s’assurer « que nous accueillerons bientôt la Suède en tant que membre à part entière de cette alliance ».

Un cessez-le-feu en Ukraine « ne mènera pas à la paix », dit Volodymyr Zelensky à l’envoyé du Vatican

Un cessez-le-feu en Ukraine « ne mènera pas à la paix », a déclaré mardi le président ukrainien à l’envoyé spécial du pape François, le cardinal italien Matteo Zuppi, en visite à Kiev. Sur Telegram,  Volodymyr Zelensky a par ailleurs appelé le Saint-Siège « à contribuer à la mise en place du plan de paix ukrainien », qui inclut la reprise par Kiev de tous les territoires occupés par Moscou.

La destruction du barrage de Kakhovka dans le sud de l’Ukraine mardi aura « des conséquences terribles sur la vie des gens et sur l’environnement », a déploré le président ukrainien auprès de l’envoyé spécial du pape François. « Ce crime comporte d’énormes menaces et aura des conséquences terribles sur la vie des gens et sur l’environnement », a ajouté Volodymyr Zelensky.

Kiev et Moscou devant la justice internationale

L’Ukraine et la Russie se retrouvent ce mardi devant la plus haute juridiction de l’ONU, Kiev accusant Moscou d’avoir soutenu pendant des années les rebelles séparatistes dans l’Est ukrainien avant l’invasion russe à grande échelle débutée l’année dernière. Kiev et Moscou présenteront ces prochains jours leurs arguments aux juges de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, dans une affaire introduite par l’Ukraine en 2017.

Depuis, Kiev a déposé une autre requête, à la suite de l’invasion russe de février 2022, accusant Moscou de planifier un génocide. La CIJ a dans cette affaire ordonné à la Russie de suspendre son invasion. Les avocats de l’Ukraine s’exprimeront mardi, tandis que ceux de la Russie s’adresseront à la cour jeudi, a indiqué la CIJ dans un communiqué. L’Ukraine répondra ensuite le 12 juin et la Russie le 14 juin.

La CIJ a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour régler les différends entre les Etats membres de l’ONU. Ses décisions sont contraignantes bien qu’elle n’ait aucun moyen de les faire appliquer.

Des dirigeants africains se disent prêts pour une médiation à la mi-juin en Russie et Ukraine

Des dirigeants africains, cherchant à contribuer à un arrêt de la guerre, se sont mis d’accord lundi pour une mission de médiation à la mi-juin en Russie et Ukraine, a annoncé mardi la présidence sud-africaine. Ils se sont réunis virtuellement lundi et « ont convenu de proposer des éléments » à la Russie et l’Ukraine « pour un cessez-le-feu et une paix durable dans la région », a expliqué un communiqué des services du président sud-africain.

« Les chefs d’Etat [africains] ont confirmé leur disponibilité pour aller en Ukraine et en Russie à la mi-juin », a-t-il ajouté sans donner de date précise. Les ministres des affaires étrangères des six pays en question vont « finaliser les éléments d’une feuille de route vers la paix », précise le communiqué

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