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Guerre en Ukraine: Les mines russes gênent la contre-offensive ukrainienne ….

Par C.B.-- 16-Juil-2023 1

Selon des spécialistes, le principal obstacle que rencontrent les forces ukrainiennes depuis le lancement de leur contre-offensive, il y a quelques semaines, est la présence sur le terrain de mines installées par l’armée russe.

D’après ces analystes, des zones de 5 à 16 kilomètres de profondeur devant les positions russes ont été piégées notamment avec des mines antichars et antipersonnel.

Dans un entretien, le général Valeri Zaloujny commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a déclaré que les chars occidentaux nouvellement arrivés sont incapables à eux seuls de percer les défenses russes renforcées par des mines. L’armée ukrainienne a dû faire évoluer sa stratégie. Au lieu d’avancer à l’aide des blindés fournis par les forces alliées, les soldats doivent se déplacer lentement à pied.

L’Ukraine a reçu moins de 15 % des équipements de déminage et de génie civil qu’elle avait demandés à l’Occident, rapporte le Washington Post, qui cite un haut fonctionnaire ukrainien qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat. Kiev a demandé aux alliés occidentaux de fournir plus de systèmes de déminage pour relancer la contre-offensive.

Combats intenses sur le front de l’Est

Vladimir Poutine a affirmé que la contre-offensive de l’armée ukrainienne, lancée en juin, était mise en échec. Le président russe n’a par ailleurs toujours pas annoncé si Moscou acceptait de reconduire l’accord qui expire lundi soir sur les exportations via la mer Noire des céréales ukrainiennes, d’une importance cruciale pour les marchés mondiaux et notamment les pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

L’état-major ukrainien a indiqué ce dimanche que l’armée « continuait de mener une action offensive dans les zones de Melitopol et Berdiansk » dans le Sud-Est, où elle cherche à avancer vers la mer d’Azov pour couper les lignes russes et isoler la Crimée.

Dans l’Est, plus au nord, « la situation s’est quelque peu intensifiée », en raison des efforts des forces russes pour contre-attaquer dans plusieurs zones, où l’armée ukrainienne se retrouve en position « défensive », a de son côté indiqué la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Malyar.

L’Ukraine affirme être « sur une position de défense » près de Koupiansk

L’Ukraine a indiqué dimanche que ses forces étaient sur une position de défense face aux forces russes près de la ville de Koupiansk, dans l’est du pays.

« Pendant deux jours d’affilée, l’ennemi a attaqué activement dans le secteur de Koupiansk, dans la région de Kharkiv. Nous sommes sur une position de défense », a déclaré la vice-ministre de la Défense Ganna Malyar, ajoutant que « de féroces combats ont lieu, et des positions (…) changent plusieurs fois par jour ».

L’Ukraine déclare « avancer progressivement » près de Bakhmout

L’Ukraine a affirmé dimanche que ses troupes progressaient près de la ville de Bakhmout, dans l’est du pays, dont la prise avait été revendiquée en mai par la Russie.

« Nous avançons progressivement dans la région de Bakhmout », a déclaré la vice-ministre de la Défense Ganna Malyar sur la messagerie Telegram. « Il y a une avancée quotidienne sur le flanc sud autour de Bakhmout. Sur le flanc nord, nous tentons de maintenir nos positions, l’ennemi attaque », a-t-elle ajouté.

Une personne blessée dans une attaque à Zaporijia, selon les autorités locales

Dans la nuit de samedi à dimanche, une personne a été blessée dans une attaque à Zaporijia menée par « l’ennemi [l’armée russe] », selon les mots d’Anatolii Kurtiev, le maire par intérim de la ville, publiés sur Telegram.  « Actuellement, une partie de l’un des raïons de Zaporijia n’est pas alimentée en électricité. Les services d’urgence s’efforcent de rétablir l’approvisionnement en électricité. Une infrastructure a également été endommagée. L’onde de choc a brisé les vitres des bâtiments voisins », a-t-il précisé.

Deux personnes sont mortes dans la région de Donetsk, selon les autorités

Deux habitants ont été tués et un autre blessé dans la région de Donetsk, a annoncé dimanche Pavlo Kyrylenko, chef de l’administration militaire régionale. « Seize maisons et une entreprise ont été endommagées à Kostiantynivka. Dans la communauté de Chasovoyarsk, quatre bâtiments à plusieurs étages, sept maisons privées et un bâtiment non résidentiel ont été endommagés », a-t-il détaillé sur Telegram.

L’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes expire lundi soir

Le sort de l’accord sur les céréales ukrainiennes, qui expire lundi, reste incertain. Alors que les discussions internationales se multiplient pour que Moscou signe la reconduction du texte qui a permis sur l’année écoulée de sortir près de 33 millions de tonnes de céréales des ports ukrainiens en dépit du conflit, le président russe, Vladimir Poutine, continue d’envoyer des signes négatifs.

Lors d’un appel téléphonique avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, M. Poutine « a souligné que les obligations fixées dans le mémorandum Russie-Nations unies [ONU] sur la levée des obstacles pour l’exportation des produits alimentaires et engrais russes ne sont toujours pas remplies », a fait savoir le Kremlin, samedi, dans un communiqué. « Le principal objectif de l’accord, la livraison de céréales aux pays dans le besoin, notamment sur le continent africain, n’est pas réalisé », poursuit la présidence russe qui rapporte cette conversation entre MM. Poutine et Ramaphosa.

La veille, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, médiateur entre Kiev et Moscou, a assuré que M. Poutine était « d’accord » pour prolonger cet accord vital sur les céréales ukrainiennes. Mais le Kremlin a nié avoir fait toute déclaration à ce sujet. Jeudi, le président russe avait déjà déploré que « pas une seule » des demandes de son pays n’ait été prise en compte lors des négociations en vue de prolonger l’accord.

La Russie a abattu neuf drones ukrainiens dans le secteur de Sébastopol, selon le gouverneur de la région administrative de Sébastopol en Crimée, installé par Moscou

Les forces russes ont intercepté dimanche neuf drones ukrainiens dans le secteur de Sébastopol, en Crimée, a déclaré Mikhaїl Razvojaїev, le gouverneur de la région administrative de Sébastopol en Crimée, nommé par Moscou, sur Telegram.  « Aucun objet, que ce soit en ville ou dans la zone maritime, n’a été endommagé », a-t-il assuré.

Deux drones aériens ont été abattus au-dessus de la mer, cinq ont été interceptés par les systèmes de défense électronique et deux drones de surface ont été détruits au large du port, a-t-il précisé.

Les liaisons maritimes, y compris le transport de passagers par ferries, ont été suspendues pendant plusieurs heures, a dit l’autorité chargée des transports à Sébastopol.

En Ukraine, le succès des cagnottes pour l’armée : « C’est devenu un réflexe, comme se laver les dents »

Depuis l’invasion russe, les cagnottes pour l’armée sont devenues omniprésentes en Ukraine. Les réseaux sociaux regorgent d’appels de particuliers à faire des dons. Ce type de collectes est apparu dans la phase active de la guerre du Donbass, de 2014 à 2015, mais restait localisé. Le phénomène est devenu massif après l’invasion russe, en 2022. « Désormais c’est la norme, explique Anton Hrushetskyi, directeur du Kyiv International Institute of Sociology (KIIS). Tout le monde connaît quelqu’un sur le front, donc tout le monde contribue. C’est une façon de participer à l’effort de guerre et à la résistance. » Pour ceux qui ne sont pas au front ou qui ont fui l’Ukraine, c’est aussi le moyen de montrer sa solidarité, voire, parfois, de « lutter contre un sentiment de culpabilité », estime Anton Hrushetskyi.

Aucune étude n’est parue sur le sujet. Mais selon une enquête du KIIS publiée en janvier sur l’impact de la guerre, 88 % des Ukrainiens ont déjà donné de l’argent à l’armée depuis le début de l’invasion. Les contributeurs, qu’ils soient dans le pays ou réfugiés à l’étranger, ont des profils et des âges variés, allant du jeune technophile de Kiev à la grand-mère vivant à la campagne. Même les enfants participent.

Aider l’Ukraine est la « meilleure chose » à faire pour l’économie mondiale, assure Janet Yellen

Redoubler d’efforts pour soutenir l’Ukraine face à l’invasion russe est « la meilleure chose » à faire pour aider l’économie mondiale, en plus d’accompagner les pays en développement, a estimé dimanche la secrétaire américaine au Trésor. Janet Yellen participe à Gandhinagar, dans l’ouest de l’Inde, à une réunion des grands argentiers des pays du G7 dimanche avant d’assister à une réunion du G20 finances dans cette même ville lundi et mardi.

Une « priorité-clé » est de « redoubler notre soutien à l’Ukraine », a-t-elle insisté lors d’une conférence de presse. Elle a dit s’être rendu compte par elle-même lors de sa visite à Kiev en février de l’impact « massif » de l’aide étrangère pour l’Ukraine, tant civile que militaire. « Le soutien budgétaire est essentiel pour la résistance de l’Ukraine », a rappelé Mme Yellen, évoquant aussi l’accent mis par le G7 sur la lutte contre le contournement par Moscou des sanctions internationales.

Mme Yellen a tenté de balayer les inquiétudes selon lesquelles le soutien massif à l’Ukraine se ferait au détriment de l’aide aux pays du Sud : « Je récuse l’idée d’un troc » entre ces deux enjeux, a-t-elle dit. La guerre « illégale » déclenchée par la Russie en Ukraine est aussi une cause de la récente aggravation du surendettement de pays en développement, a-t-elle taclé au passage.

Des combattants du groupe Wagner en Biélorussie, selon des responsables ukrainiens et polonais

Des combattants du groupe Wagner sont arrivés en Biélorussie en provenance de Russie, selon des responsables ukrainiens et polonais, un jour après que Minsk a confirmé que les mercenaires entraînaient les soldats du pays au sud-est de la capitale, rapporte Reuters . « Wagner est en Biélorussie », a déclaré Andriy Demchenko, porte-parole de l’agence frontalière ukrainienne, sur Telegram. M.  Demchenko a ajouté que le mouvement de « groupes séparés » de Russie a été observé en Biélorussie.

Le porte-parole des services spéciaux polonais, Stanislaw Zaryn, a déclaré que Varsovie avait également la confirmation de la présence des combattants wagnériens en Biélorussie. « Il peut y en avoir plusieurs centaines en ce moment », a-t-il précisé sur Twiter.

La contre-offensive ukrainienne ne connaît pas « de succès », estime PoutineVladimir Poutine estime que la contre-offensive de l’armée ukrainienne, lancée en juin, n’avait pas remporté de succès face à la résistance des défenses russes dans l’est et le sud de l’Ukraine. « Toutes les tentatives de l’ennemi de percer notre défense (…) n’ont pas réussi pendant toute la période de l’offensive. L’ennemi n’a pas obtenu de succès », a indiqué le président russe dans une interview à la chaîne de télévision Rossia-1 diffusée dimanche.

 La Russie dit avoir repoussé une attaque de drones en CriméeLa Russie a affirmé dimanche avoir neutralisé au moins dix drones ukrainiens, lancés en Crimée annexée près de Sébastopol, quartier général de la flotte russe en mer Noire régulièrement ciblé par ce type d’attaques. Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu deux drones avec sa défense antiaérienne et en avoir mis hors d’état de nuire cinq autres avec des systèmes de brouillage.

Le ministère affirme avoir également détruit deux drones navals de l’armée ukrainienne, des embarcations qui opèrent à la surface de l’eau, sans équipage. « Pas de victime, ni de dégâts après cette attaque terroriste avortée », a-t-il précisé.

Moscou a une « bonne réserve » de bombes à sous-munitions, prévient Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que son armée disposait d’une « bonne réserve » d’armes à sous-munitions, en menaçant de l’employer sur le front en Ukraine si Kiev utilisait ce type d’armement livré par les Etats-Unis. « En Russie, il y a une bonne réserve d’armes à sous-munitions, de différents types », a souligné le maître du Kremlin, dans une interview à la chaîne de télévision publique « Rossia-1 », diffusée dimanche.

« Jusqu’à présent, nous les avons pas employées, nous n’en avions pas la nécessité, même si nous avons eu une pénurie de munitions bien connue, à un certain moment », a poursuivi Vladimir Poutine. « Mais si elles sont utilisées contre nous, nous nous réservons le droit à des mesures de représailles », a ajouté le président russe.

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