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Gaza: L’entité sioniste tue toujours sans aucune impunité !

Par A.B.-- 11-Juin-2025 0

  • Les forces israéliennes ont abattu au moins 31 demandeurs d’aide alimentaire sur un site de distribution de nourriture près du corridor dit de Netzarim, au sud de la ville de Gaza, selon la Défense civile de Gaza.
  • Dans le sud de Gaza, au moins cinq Palestiniens ont été tués dans des attaques aériennes israéliennes près de Khan Younis, dont quatre dans la région d’al-Mawasi et un autre dans la région de Qizan Rashwan, selon une source de l’hôpital Nasser s’adressant à la presse.

Alors que la guerre israélienne contre Gaza entre dans son 21ème mois, les massacres de civils palestiniens, les destructions d’infrastructures médicales, la famine organisée et les violations du droit international se poursuivent à un rythme effréné, sous le regard passif, voire complice, des grandes puissances occidentales et des régimes autoritaires de la région.

31 morts et 200 blessés pour un simple accès à l’aide alimentaire

Mercredi, la Défense civile de Gaza a rapporté un nouveau massacre survenu lors d’une distribution d’aide humanitaire. Selon son porte-parole Mahmoud Bassal, au moins 31 civils ont été tués et 200 autres blessés lorsque les tanks et drones israéliens ont ouvert le feu sur des milliers de Palestiniens venus récupérer de la nourriture au centre d’aide américain. Des images insoutenables montrent des corps jonchant le sol, des enfants ensanglantés et des survivants en état de choc.

Cet épisode s’ajoute aux multiples attaques répétées contre les distributions humanitaires à Gaza, où la famine est désormais généralisée et les convois d’aide systématiquement entravés ou ciblés.

Médecins ciblés, hôpitaux détruits

L’offensive israélienne vise systématiquement les infrastructures médicales. Près de Khan Younis, un médecin jordanien a été blessé lors d’une frappe contre l’hôpital de campagne jordanien, selon la presse llocale

Claire Manera, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières à Gaza, témoigne de l’intensification des frappes contre l’hôpital Nasser, à tel point qu’il est devenu impossible d’y assurer les soins. « Chaque jour, nous avons peur que l’hôpital soit directement ciblé. Désormais, tout peut être frappé, n’importe quand, sans avertissement », déplore-t-elle. Selon MSF, l’hôpital Nasser a déjà été attaqué à au moins quatre reprises ces dernières semaines.

Un rapport de l’ONU accuse Israël d’extermination

Un rapport accablant publié mardi par la commission indépendante de l’ONU accuse Israël de commettre un crime contre l’humanité d’extermination en attaquant délibérément des civils réfugiés dans des écoles, des hôpitaux et des lieux de culte. Le rapport met également en lumière l’impact dévastateur sur le système éducatif palestinien, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où harcèlements, arrestations et attaques de colons se multiplient.

« Les enfants de Gaza ont perdu leur enfance. Privés d’éducation, ils luttent simplement pour survivre au milieu des attaques, de la famine et de conditions de vie inhumaines », souligne le rapport. Depuis le 7 octobre 2023, au moins 17 400 enfants palestiniens ont été tués selon le ministère de la Santé de Gaza. Des milliers d’autres restent ensevelis sous les ruines.

Le silence complice des puissances occidentales et des régimes arabes

Malgré les rapports accablants de l’ONU, de l’OMS, de l’UNICEF et des ONG humanitaires, la communauté internationale refuse de prendre des mesures concrètes. Les États-Unis, principal soutien militaire et diplomatique d’Israël, poursuivent les livraisons d’armes et bloquent toute sanction effective au Conseil de sécurité. L’Union européenne reste paralysée par ses divisions internes, et plusieurs pays arabes, liés à Washington, continuent de garder le silence ou de normaliser leurs relations avec Tel-Aviv.

Face à cette impunité, quelques voix commencent cependant à s’élever. En Allemagne, Franziska Brantner, dirigeante du parti vert, a appelé à des sanctions contre les ministres israéliens d’extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, accusés d’incitation ouverte à la violence, à l’annexion et au déplacement forcé des Palestiniens.

l’UNRWA dénonce les attaques sionistes contre les points de distribution d’aides

Le Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), Philippe Lazzarini, a vivement dénoncé les tirs de l’armée sioniste visant les points de distribution d’aides dans la bande de Gaza, appelant l’occupant à permettre à l’ONU “un accès sûr et sans entrave” à l’enclave pour y acheminer l’aide “en toute sécurité”.

“Gaza, une nouvelle journée de distribution d’aide, une nouvelle journée de pièges mortels. Jour après jour, des morts et des dizaines de blessés sont signalés aux points de distribution gérés par (l’entité sioniste) et des sociétés privées”, a écrit M. Lazzarini dans un message publié mardi soir sur les réseaux sociaux.

“Ce système humiliant continue de forcer des milliers de personnes affamées et désespérées à marcher des dizaines de kilomètres, excluant les plus vulnérables et ceux qui vivent trop loin”, a-t-il déploré avant d’ajouter: “Ce système n’a pas pour but de lutter contre la faim”.

Et de poursuivre: “Les livraisons et la distribution d’aide doivent être à grande échelle et sûres. A Gaza, cela ne peut se faire que par l’intermédiaire des Nations unies, notamment de l’UNRWA”.

Le patron de l’UNRWA a ainsi appelé l’entité sioniste à “lever la clôture et permettre à l’ONU un accès sûr et sans entrave pour acheminer l’aide et la distribuer en toute sécurité. C’est le seul moyen d’éviter une famine massive, notamment chez un million d’enfants”.

Selon Lazzarini, 12 000 employés de l’UNRWA continuent aujourd’hui de fournir des services de santé, d’assainissement et de soutien psychosocial “dans un environnement extrêmement brutal et hostile”.

“Nos entrepôts hors de Gaza sont remplis d’un volume d’aide équivalent à 6 000 camions. Laisser la nourriture pourrir et les médicaments périmer délibérément serait tout simplement indécent”, s’est-il indigné.

Guardiola : « Le silence est une trahison »

Le manager de Manchester City, Pep Guardiola, a dénoncé l’inaction des dirigeants mondiaux face aux massacres à Gaza, dans un discours émouvant largement relayé. « Voir ces enfants tués dans les hôpitaux me brise le cœur. Ce que nous voyons à Gaza est insoutenable. Nous préférons garder le silence plutôt que de risquer de parler. Mais le silence est une forme de complicité », a-t-il déclaré, exhortant chacun à refuser l’indifférence.

Israël toujours invité au Salon aéronautique du Bourget

Pendant ce temps, la justice française a rejeté la requête de plusieurs associations demandant l’exclusion des entreprises israéliennes du Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, malgré les accusations de « crimes internationaux » visant l’industrie militaire israélienne. Les géants de l’armement israélien continuent donc d’exposer leurs produits en toute impunité à Paris, alors qu’ils sont directement utilisés dans les massacres de Gaza.

Révélations de l’eurodéputé belge Marc Botenga,

« Ce rapport interne de l’Union européenne constitue une preuve accablante. Depuis 2024, nos institutions disposent d’informations précises et vérifiées qui attestent que l’armée israélienne cible délibérément des infrastructures civiles protégées par le droit international : écoles, hôpitaux, camps humanitaires. Les conclusions du Représentant spécial pour les droits humains de l’Union ne laissent place à aucune ambiguïté : il s’agit de violations graves du droit international humanitaire, de crimes de guerre.

Malgré cela, l’Union européenne a choisi de ne pas agir. Pire : elle continue d’entretenir des relations commerciales et militaires privilégiées avec Israël, poursuivant les exportations d’armements et maintenant les accords de partenariat. Ce refus d’intervenir, malgré la connaissance explicite des crimes commis, engage aujourd’hui la responsabilité juridique de l’Union et de ses États membres.

En tant que parlementaire européen, je tiens à dire clairement : il ne s’agit plus d’un simple échec moral ou diplomatique. Nous sommes désormais confrontés à une complicité active, susceptible de poursuites en vertu du droit international. L’Union européenne ne peut pas d’un côté prétendre défendre les droits humains, et de l’autre soutenir matériellement un État en guerre qui viole chaque jour ces principes fondamentaux.

Je demande :

  • l’instauration immédiate d’un embargo total sur les armes à destination d’Israël ;
  • la suspension immédiate du partenariat préférentiel UE-Israël ;
  • et l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir la responsabilité pénale des institutions et des gouvernements européens dans leur soutien continu malgré les preuves documentées.

Nous ne pouvons plus détourner le regard. Nous avons le devoir d’agir — juridiquement, politiquement et moralement. »

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