La situation des droits de l’homme au Tchad continue de susciter une vive inquiétude.
Dans un communiqué signé par Assabel Nguelet, porte-parole de la Coalition des Forces de l’Opposition Tchadienne (AFOT) et rendu public le 18 janvier 2026 depuis le sud du pays , la Coalition des Forces de l’Opposition Tchadienne (AFOT) a fermement condamné ce qu’elle qualifie de violations graves et répétées des droits humains, ainsi que de transgressions dangereuses des lois nationales et internationales, imputées au régime du président Mohamed Idriss Déby.
Selon l’AFOT, le pouvoir en place poursuit des politiques répressives à l’encontre des populations civiles, notamment dans les régions du Sud, de l’Est et du Nord du Tchad. Ces pratiques incluraient l’usage de la force militaire contre des civils et le recours au recrutement de mineurs, présenté par l’opposition comme un moyen de consolidation du pouvoir politique.
La coalition a exprimé sa condamnation la plus ferme des opérations de recrutement de jeunes mineurs signalées dans l’Est et le Nord du pays. Elle affirme que ces pratiques constituent un crime grave engageant directement la responsabilité du régime. D’après des sources jugées fiables par l’AFOT, les autorités locales de la ville de Griade, dans l’Est du Tchad, auraient procédé au recrutement de jeunes par l’intermédiaire de certaines personnalités et structures traditionnelles, dont les noms n’ont pas été révélés. Ces opérations auraient été accompagnées de la distribution de sommes d’argent estimées à environ 300 000 riyals par personne afin d’inciter les jeunes à rejoindre les rangs militaires.
Par ailleurs, la Coalition des Forces de l’Opposition Tchadienne a dénoncé une opération militaire menée les 13, 14 et 15 janvier dans la région de Kourbol, au sud du Tchad. Selon le communiqué, cette intervention aurait ciblé des civils sans défense et entraîné l’incendie de villages entiers ainsi que de terres agricoles. L’AFOT considère ces actes comme une violation flagrante de toutes les lois et normes humanitaires en vigueur.
L’opposition affirme que ces crimes ont été commis et documentés par des soldats affiliés au régime de Mohamed Idriss Déby, opérant sous l’appellation de « l’Armée nationale ». La coalition rejette cette dénomination, estimant qu’il s’agit en réalité d’une force non nationale, accusée de pratiquer la violence, le meurtre et l’intimidation contre la population civile.
Concernant les événements de Kourbol, l’AFOT affirme détenir les noms de plusieurs commandants militaires impliqués dans ces opérations. Elle annonce que cette liste sera rendue publique et transmise aux juridictions internationales compétentes en vue de poursuites judiciaires contre les responsables présumés.
En conclusion, la Coalition des Forces de l’Opposition Tchadienne lance un appel pressant à la communauté internationale, ainsi qu’aux organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme. Elle les exhorte à assurer un suivi rigoureux et un monitoring constant des violations commises au Tchad, en particulier dans les régions du Sud et de l’Est, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces crimes et traduire leurs auteurs en justice.
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