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ALGÉRIE/POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 25e vendredi de la marche populaire.

Par Y.B.-- 10-Août-2019 25

ALGÉRIE/POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 25e vendredi de la marche populaire.

 

– une affluence citoyenne importante, une pression énorme des services de sécurité, et une volonté inébranlable des manifestants à marquer leur territoire et leurs revendications.

-Ces marches populaires, autant à Alger, Constantine, Annaba, Tizi Ouzou, El Tarf, Bouira, Sétif, Bejaia, Annaba, interviennent sur le plan social à la veille de l’Aïd El Adha, et, au plan politique au lendemain des premières rencontres du panel de dialogue national, notamment avec des représentants du Hirak populaire. Une rencontre qui a marqué en fait la volonté des Hirakistes de maintenir leurs revendications, et, plus généralement, de se constituer en force politique alternative face aux tergiversations du pouvoir et les hésitations de la classe politique.

-La tâche de l’instance de dialogue dont la mission est coordonnée par Karim Younès, l’ex-président de l’APN, est difficile, car les poids lourds de l’opposition et les principales figures du mouvement populaire exigent toujours la mise en place de mesures d’apaisement pour prendre part aux consultations.

-C’est donc un 25ème vendredi de protestation sociale et politique marqué ainsi par un discours toujours musclé du chef d’état-major de l’ANP, qui a rappelé son soutien au Hirak, mais qui a dans le même temps signifié que ses revendications ont été satisfaites, et donc, rien ne justifie le retard dans l’organisation d’élections présidentielles dans les plus brefs délais. Ce n’est pourtant pas là l’avis des manifestants qui avaient hier arpenté les grandes artères de la capitale, forçant les forces de sécurité à lever le barrage installé dans la matinée à la place Audin, pour interdire les manifestants de marcher vers la Grande Poste.

-“Valorisés” officiellement par Gaid Salah, les “efforts” du panel de Karim Younes sont rejetés par les manifestants lors de ce 25e vendredi dans toute l’Algérie.

-Les protestataires ont fustigé le coordinateur de cette commission, ancien P/APN sous Bouteflika, le qualifiant de “traitre” et “membre de la bande”.

-Les propositions de cette commission de dialogue et les sommations du chef d’Etat-major, Gaid Salah, de tenir des élections présidentielles dans “les plus brefs délais”, “solution idéale de sortie de crise” de leur avis, sont toujours rejetées par la rue.

-Les protestataires ont fait savoir que le conflit “Nezzar-Gaid” ne les intéresse pas, renvoyant les deux généraux dos à dos … ”à la poubelle”.

-Dans les principales artères des villes Algériennes, on scande plutôt son refus de dialoguer avec la bande, encore moins de voter dans un scrutin organisé par le gouvernement Bedoui.

-Les manifestants étaient toujours survoltés à la fin de la prière, malgré un soleil de plomb. La rue a scandé son rejet d’un Etat militaire. “Doula Madania, Machi 3askaria” laissait place, de temps à autre, aux avertissements des manifestants de recourir à la désobéissance civile, à travers le slogan “Rahou djay, rahou djay, el 3isyan el madani”.

– Un dispositif sécuritaire identique à celui installé les précédentes semaines quadrillait le monument et rétrécissait certains tronçons.

– Lors de ce 25e vendredi, à peine la marche entamée, ils ont vite commencé à fustiger l’ex-Président de l’APN. Ils entonnaient ainsi “Karim Younes, à la poubelle”, “Karim Younes, m3a el khawana” ou encore “m3a el 3issaba”.

– Les manifestants n’ont pas uniquement rejeté un “Etat militaire”. Ils ont également exprimé leur ras-le-bol des “généraux”, au lendemain d’une vidéo diffusée par l’ex-ministre de la Défense, Khaled Nezzar, dans laquelle il a appelé l’ANP à “agir” contre son chef, Gaid Salah

-Les manifestants ont surtout rappelé, lors de ce 25e vendredi, que la rentrée sociale, en septembre, est à deux semaines. Dans plusieurs artères du pays, ils disaient au pouvoir en place leur détermination à ne pas cesser leurs marches jusqu’à son départ. ” Ya hna ya ntouma, maranach habsin”, entendait-on, à maintes reprises, dans plusieurs rues du centre de la capitale.

-D’autres, sur un ton plus ironique, promettaient “de ne pas nager”, soit de ne pas partir en vacances tant que le pouvoir est encore en place

-Le slogan ‘’Raho jay Raho jay el isyan el madani’’ (la désobéissance civile arrive) était aussi présent

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