« Des combats très acharnés se poursuivent dans le Donbass », a déclaré, ce vendredi soir, Volodymyr Zelensky dans sa traditionnelle allocution vidéo.
La Russie veut détruire toutes les villes du Donbass, « toutes » n’est pas une exagération. Comme Volnovakha, comme Marioupol. Toutes ces ruines qui furent autrefois des villes heureuses.
« Les troupes ukrainiennes font tout pour stopper l’offensive des occupants. Autant que possible. Autant que les armes lourdes, l’artillerie moderne – tout ce que nous avons demandé et continuons de demander à nos partenaires – le leur permet », a ajouté le président ukrainien.
S’adressant plus tôt dans la journée, à des étudiants britaniques M. Zelensky est revenu sur la résistance ukrainienne depuis le 24 février et l’invasion du pays par la Russie.
« Depuis 107 jours, l’Ukraine et notre peuple résistent héroïquement à l’agression russe. Notre résilience est un mystère et presque un miracle pour beaucoup. Nous passons un test de survie », a-t-il déclaré.
Joe Biden assure que Zelensky « ne voulait pas entendre » ses avertissements sur une invasion russe
Joe Biden a assuré, vendredi, que le président ukrainien Volodymyr Zelensky « ne voulait pas entendre » les mises en garde américaines avant l’invasion de son pays par la Russie.
« Beaucoup de gens pensaient que j’exagérais » en évoquant une attaque russe contre l’Ukraine avant qu’elle ne débute, a déclaré le président américain lors d’une réception à Los Angeles, destinée à lever des fonds pour le parti démocrate.
« Mais je savais que nous avions des informations en ce sens. [Le président russe Vladimir Poutine] allait traverser la frontière. Il n’y avait aucun doute et Zelensky ne voulait pas l’entendre », a-t-il ajouté devant des journalistes.
Les Etats-Unis avaient commencé à alerter sur les préparatifs d’une invasion de l’Ukraine bien avant que le président russe n’annonce le 24 février une « opération spéciale » contre le pays.
Ces avertissements avaient suscité l’incrédulité voire des critiques plus ou moins voilées de certains alliés européens, qui jugeaient à l’époque les Etats-Unis trop alarmistes.
Moscou manque de soutiens dans sa quête d’un siège au Conseil économique et social
L’Assemblée générale des Nations unies (ONU) s’est séparée, ce vendredi, sans élire la Russie, candidate à un siège au Conseil économique et social, l’un des six organes principaux des Nations unies, au terme de six tours de vote infructueux à bulletins secrets.
Plusieurs diplomates ont mis cet échec inédit de Moscou pour cet organe depuis la création de l’ONU sur le compte de son invasion de l’Ukraine qui lui a fait perdre depuis février des soutiens au sein de l’Organisation. Un septième tour de scrutin sera organisé la semaine prochaine.
Lors du premier tour, sur les trois postes à pourvoir pour l’Europe de l’Est au Conseil économique et social, la Slovénie et la Slovaquie ont facilement gagné un siège. La Russie a pour sa part obtenu 118 voix face à une candidature de la Macédoine du Nord qui en a remporté 38. Insuffisant pour une majorité requise des deux tiers sur les 193 membres de l’Assemblée générale.
Au sixième tour de scrutin, Moscou est tombé à 99 voix, la Macédoine du Nord montant à 81 voix. Deux abstentions ont été comptabilisées, tandis que onze pays n’ont pas participé au vote.
Le Conseil économique et social de l’ONU comprend 54 membres dont les mandats sont de trois ans. Il y a quelques semaines, la Russie avait déjà échoué lors d’élections pour différents postes dans des agences de l’ONU au profit de candidatures de dernière minute d’autres pays d’Europe de l’est, alors que ces fonctions étaient jusqu’à présent traditionnellement attribuées sans concurrence.
La Russie quitte l’Organisation mondiale du tourisme
Moscou a officialisé vendredi son retrait de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), dont elle a été suspendue il y a un mois et demi. L’OMT, agence des Nations unies chargée de promouvoir le tourisme et sise à Madrid depuis 1976, a annoncé la suspension de la Russie le 27 avril en raison de son attaque de l’Ukraine, qu’elle jugeait contraire à ses « valeurs ».
L’unité de l’UE ne doit pas être compromise par le statut de candidat à l’adhésion de l’Ukraine
La décision d’accorder à l’Ukraine le statut de candidat à l’Union européenne (UE) doit être prise sans que cela n’affaiblisse le bloc et sans laisser Kiev dans l’incertitude pendant des années, a déclaré un responsable français cité par l’agence Reuters.
“Nous serons attentifs à l’unité du Conseil européen. Nous pensons aussi que l’Union européenne doit sortir renforcée de cette crise en Ukraine et non pas affaiblie”, a expliqué cette source au sein de la présidence française
Si de nombreux pays, principalement en Europe de l’Est, soutiennent une adhésion de l’Ukraine, certains comme les Pays-Bas ou le Danemark, mais aussi l’Allemagne et la France, qui préside l’UE jusqu’à fin juin, sont très réservés.
La Commission européenne (CE) rendra son avis sur la demande de candidature de l’Ukraine le 17 juin, et les chefs d’État de l’Union devraient en discuter lors d’un sommet qui se tiendra la semaine suivante.
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