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Tebboune face à la presse

Par Y.B.-- 25-Fév-2023 17

La nouvelle loi sur l’exercice du droit syndical permettra aux organisations syndicales de retrouver leur crédibilité

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé vendredi soir que la nouvelle loi sur l’exercice du droit syndical permettra aux organisations syndicales de retrouver leur vigueur et leur crédibilité.

L’exercice du droit syndical est un “droit garanti par la Constitution”, a affirmé le président Tebboune lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée sur les chaînes de télévision publiques et privées et la Radio nationale.

“Nous avons dépassé le stade de la création anarchique de syndicats et nous nous employons aujourd’hui à réorganiser les choses pour que les organisations syndicales retrouvent leur vigueur et leur crédibilité”, a ajouté le président Tebboune, estimant “insensé, par exemple, d’avoir 34 syndicats dans un même secteur”.

Selon le président de la République, la nouvelle loi vient “encadrer la création des syndicats”.

“Les syndicats ne sont ni lésés ni empêchés, mais il s’agit plutôt de consacrer la loi et de mettre fin à des pratiques inacceptables”, a insisté le président Tebboune.

Il a cité, à cet égard, la grève, qui est en vertu de la loi “l’ultime étape du processus de protestation, une fois toutes les étapes légales épuisées”.

Projets structurants : le président de la République ordonne l’accélération de la cadence des travaux

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a ordonné d’accélérer la cadence de réalisation des projets structurants, affirmant n’accepter aucun relâchement dans leur concrétisation.

Dans son entrevue périodique avec des représentants de médias nationaux, diffusée vendredi soir sur les chaines de télévision et stations de radio nationales, le Président Tebboune a indiqué que “la ville de Sidi Abdallah, par exemple, était une terre aride, mais en 4 ans et demi, elle est devenue une ville de 250.000 habitants. Comment se fait-il que les délais de réalisation d’une ligne ferroviaire de 700 km puissent s’étendre jusqu’en 2030 ?”.

” La réalisation d’une ligne ferroviaire de 700 km en 7 ans se fait à raison de 200 m/jour…Nous avons aussi l’exemple de la ligne ferroviaire reliant El Mohammadia à Bechar dont la restauration a pris 11 ans, ce qui est inconcevable”, a indiqué le président de la République qui a affirmé son rejet de “cette logique”.

Le président de la République a souligné que l’Algérie vit aujourd’hui ” une révolution ” en termes de développement, nécessitant d’éliminer la bureaucratie et d’accélérer la cadence de travail à travers le recours aux moyens de réalisation modernes.

“Le relâchement de telle ou telle administration ou bureau d’études est désormais inadmissible. Nous sommes en passe d’opérer une révolution, il ne s’agit pas d’une opération ordinaire. Ce qui était réalisé avant en une année doit désormais se faire en deux ou trois mois, dans le respect de toutes les normes en vigueur”, a-t-il averti.

Pour ce faire, précise le Président Tebboune, “il faut adopter le système des 3×8 et bannir tout relâchement dans l’exécution des travaux”.

Le Président de la République a ordonné la conclusion d’accords avec des pays ayant une expérience avérée en la matière et le renforcement de l’expérience de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), soulignant l’impératif pour les responsables de faire preuve de détermination pour mener à bien cette démarche.

Concernant le développement des grands projets industriels structurants du secteur de l’Energie et des Mines, le président de la République avait exprimé, lors du dernier Conseil des ministres, son rejet de tous les délais à long terme pour la réalisation de lignes ferroviaires devant relier Annaba à la mine de Bled El Hadba et Béchar à celle de Gara Djebilet en passant par Tindouf, ordonnant leur réduction immédiate.

l’Algérie a repris sa place, sa voix est audible et son peuple est souverain

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé vendredi que l’Algérie avait réussi ces dernières années à reprendre la place qui lui sied et sa voix est aujourd’hui audible aux niveaux régional et international malgré les velléités hostiles, soulignant que la véritable édification de la République algérienne a déjà commencé et que le peuple aujourd’hui est souverain.

Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée sur les chaînes de télévision publiques et privées et la Radio nationale, le président de la République a réaffirmé sa volonté de construire une “véritable démocratie”, estimant que les réformes entreprises ces dernières années avaient permis à l’Algérie de “retrouver la place qui lui sied”.

Aujourd’hui, “l’avis de l’Algérie compte et sa voix est audible aux niveaux régional et international”, a soutenu le Président Tebboune.

La véritable édification de la République algérienne a déjà commencé et le peuple est aujourd’hui “souverain” et “il a son mot à dire”, a ajouté le président de la République, appelant les Algériens à “croire en les capacités de leur pays”.

Le Président Tebboune a, par ailleurs, mis en garde contre “les milieux hostiles à l’Algérie qui refusent la vérité et la défense des opprimés”, soutenant que l’Algérie “n’accepte pas ce qui se passe dans le monde actuellement”, de même qu’elle rejette les “agendas” auxquels elle ne participent pas.

Et d’assurer que “nous sommes à l’affut de toutes tentatives ciblant le pays”. Les parties souhaitant attenter à l’Algérie s’efforcent de le faire “de l’intérieur”, en exploitant quelques citoyens algériens qui “ont vendu leur patrie et prêté serment de fidélité à des ambassades étrangères”, a-t-il souligné.

En effet, la tâche de cibler l’Algérie depuis l’extérieur demeure ardue, eu égard à la force et à la résilience de notre pays face aux situations de crise, a expliqué le président de la République.

“L’Algérie est visée de toutes parts car c’est un pays qui n’accepte pas la soumission et le citoyen algérien est fier de son Etat qui avance la tête haute parmi les nations”, a-t-il soutenu.

Affirmant, dans un autre contexte, que la presse était “un puissant outil d’ancrage de la démocratie et de lutte contre les tentatives ciblant l’Algérie”, il a appelé les journalistes algériens à “s’imposer” et à démasquer les tentatives d’exploitation orchestrées depuis l’étranger.

En outre, le chef de l’Etat s’est engagé à mettre en œuvre les différents projets qu’il a promis au peuple algérien, rejetant, par la même, “tous justificatifs pour expliquer les retards accusés dans la réalisation des projets”.

Dans un autre contexte, le Président Tebboune a assuré que l’Algérie vit aujourd’hui “une révolution” en termes de développement, nécessitant d’éliminer la bureaucratie et d’accélérer la cadence de travail à travers le recours aux moyens de réalisation modernes, affirmant n’accepter aucun relâchement dans leur concrétisation.

Le Président a mis en avant l’importance de généraliser la numérisation qui constitue un des mécanismes nécessaires pour lutter contre la corruption et la bureaucratie, et garantir l’intégrité et la transparence.

Il a affirmé que les décisions de démolition des constructions illicites ne doivent être prises qu’après épuisement de toutes les autres voies, annonçant avoir demandé au ministre de la Justice de présenter un projet de loi criminalisant l’accaparement des domaines de l’Etat.

Par ailleurs, le président de la République a indiqué que “la restriction des importations ne doit pas se faire au détriment de la satisfaction des besoins essentiels du citoyen”, mettant en garde contre l’exploitation politique de la pénurie de certains produits de consommation.

Répondant à une question sur les fonds thésaurisés, le président de la République a fait état de mesures qui seront prises prochainement à l’encontre des personnes qui thésaurisent leur argent, lançant un appel pour le placement de ces fonds dans les banques ou leur investissement dans des activités économiques officielles.

Evoquant le secteur du tourisme, le président de la République a salué l’activité du tourisme interne qui a connu, a-t-il dit, “beaucoup de développement”, ajoutant que l’Etat encourage ce genre de tourisme et ouvre la voie à l’investisseur en vue de promouvoir la vraie image de l’Algérie à l’étranger.

Au volet social, le président Tebboune a affirmé que l’augmentation des salaires à 47% à l’horizon 2024, et des pensions de retraites ainsi que la réduction des impôts sur le revenu, étaient des décisions inédites et exceptionnelles visant principalement l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen.

Il a souligné, par ailleurs, que l’exercice du droit syndical est un “droit garanti par la Constitution”, rappelant que la nouvelle loi sur l’exercice de ce droit, vient “encadrer la création des syndicats”.

“Les syndicats ne sont ni lésés ni empêchés, mais il s’agit plutôt de consacrer la loi et de mettre fin à des pratiques inacceptables”, a insisté le Président Tebboune.

Evoquant l’élan de solidarité de l’Algérie suite au séisme qui a frappé la Syrie et la Turquie, le président de la République a affirmé que le moins que l’on puisse offrir aux équipes de secours dépêchées sur les régions touchées qui ont pénétré dans les zones fermées est “la médaille de l’Ordre de mérite national”.

Le Chef de l’Etat a estimé que les efforts consentis par les agents de la protection civile reflétaient “l’Algérie qui triomphe”, saluant “le professionnalisme des pompiers qui ont déjà prouvé leurs compétences avérées pour faire face à des catastrophes similaires dans le monde”.

La diplomatie algérienne en passe de retrouver son lustre diplomatique

Abordant le volet diplomatique, le président de la République a affirmé que l’Algérie était en passe de retrouver son lustre diplomatique grâce à la stabilité et à la force de l’économie.

Saluant les relations historiques liant l’Algérie à l’Italie, qui ne “plaisent pas à certains pays européens”, le Président Tebboune a affirmé que l’Algérie “est libre dans ses relations internationales et économiques et défend ses intérêts sans nuire aux intérêts des autres pays”.

Par ailleurs, le président de la République a révélé qu’il n’y avait “rien de nouveau” concernant les relations algéro-espagnoles après le gel des accords d’amitié et bon voisinage, exprimant son regret quant à cette situation due au “faux pas” et à “l’acte inamical” des dirigeants espagnols.

Le Président Tebboune a qualifié, toutefois, les relations de l’Algérie avec le peuple espagnol de “très bonnes”, en sus de “notre respect total pour le roi d’Espagne”.

Interrogé sur l’existence d’une initiative algérienne pour le règlement de la crise ukrainienne, le Président Tebboune a indiqué que la diplomatie algérienne est “une diplomatie silencieuse”, annonçant par la même la décision de réouverture de l’ambassade d’Algérie à Kiev (Ukraine), fermée pour des “raisons sécuritaires”.

S’agissant des relations algéro-américaines, le président de la République a affirmé que les Etats-Unis qui sont “une grande puissance”, savent que l’Algérie est un “pays influent” en Afrique, dans le monde arabe et en Méditerranée.

“Que les Etats-Unis sachent que nous sommes un pays ami sans parti pris avec quiconque”, a poursuivi le président de la République, rappelant que les Etats-Unis avaient soutenu l’Algérie et son peuple après l’indépendance.

Concernant la crise libyenne, le Président de la République a affirmé que toutes les “anciennes” méthodes testées avaient prouvé leur échec et attesté de la justesse de l’approche algérienne en matière de règlement de la crise dans ce pays voisin. Une approche basée sur une solution décidée par les Libyens eux-mêmes, à travers l’organisation d’élections et le choix de leurs représentants.

S’agissant de l’élection de Brahim Ghali président de la RASD, le président de la République s’st félicité du dernier congrès du Front Polisario qu’il a qualifié de “démocratique”.

Il a également rendu hommage au Président sahraoui, Brahim Ghali qui figurait parmi les personnalités ayant pris part aux pourparlers avec la partie marocaine concernant l’autodétermination du peuple sahraoui.

Pour ce qui est du montant d’un milliard USD affecté à l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, le Chef de l’Etat a indiqué que cette enveloppe était destinée au financement de projets de développement dans nombre de pays africains.

L’Algérie en passe de retrouver son lustre diplomatique

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie était en passe de retrouver son lustre diplomatique, précisant que tous les pays qui traitent avec l’Algérie reconnaissent en elle une source de stabilité.

Dans son entrevue périodique avec des représentants de médias nationaux, diffusée vendredi soir sur les chaines de télévision et stations de radio nationales, le Président Tebboune a assuré que la diplomatie algérienne était sous-tendue par une forte économie et une stabilité sécuritaire.

“Tous les pays qui traitent avec l’Algérie reconnaissent en elle une source de stabilité, même si des soubresauts nerveux agitent des régions à ses frontières”, a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, le Président Tebboune a évoqué l’organisation par l’Algérie du Sommet arabe en novembre dernier, soulignant que “toute échéance organisée par l’Algérie revêt une valeur spéciale, aussi bien au plan africain qu’européen ou méditerranéen”, grâce à “l’histoire de l’Algérie, digne de respect”, rappelant le “faux pas imprévisible” de la diplomatie algérienne durant la dernière décennie.

Par ailleurs, le président de la République a évoqué les aides algériennes destinées aux pays africains à travers l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, indiquant qu’elle serait destinée au financement de projets de développement dans nombre de pays africains.

“Nous nous sommes engagés devant nos frères au Mali à financer certains projets économiques, notamment dans le nord du pays à l’instar de Kidal et Gao, pour les aider à construire des structures éducatives et sanitaires, des projets d’alimentation des foyers en eau potable et autres”, a souligné le Président Tebboune.

Concernant la crise libyenne, le Président de la République a affirmé que toutes les “anciennes” méthodes testées avaient prouvé leur échec et attesté de la justesse de l’approche algérienne en matière de règlement de la crise dans ce pays voisin. Une approche basée sur une solution décidée par les Libyens eux-mêmes, à travers l’organisation d’élections et le choix de leurs représentants.

S’agissant de la question du Sahara occidental, “en suspens depuis 1975”, le Président Tebboune a rappelé que le Président sahraoui, Brahim Ghali figurait parmi les personnalités ayant pris part aux pourparlers avec la partie marocaine, lesquels étaient sur le point d’aboutir au règlement de cette question durant le règne du Roi Hassan II, mais les choses se sont compliquées par la suite.

Les relations algéro-italiennes se renforcent de plus en plus

Concernant les relations bilatérales, le président de la République a affirmé que les relations avec l’Italie, qui remontent à la période d’avant l’indépendance, se renforcent de plus en plus, précisant que les deux pays ont toujours entretenu de bonnes relations.

Il a, dans ce sens, rappelé les accords de bon voisinage et de partenariat stratégique liant les deux pays depuis l’indépendance, soulignant que l’Algérie “est un pays qui garde en mémoire les bonnes actions à son égard et qui n’oublie point le mal qu’on lui fait, sans pour autant rendre la pareille”.

Evoquant les relations algéro-espagnoles, le président de la République a estimé que l’Espagne avait fait un faux pas concernant la question sahraouie, le qualifiant d'”acte inamical”.

Les relations algéro-espagnoles “ne sont pas au beau fixe” et l’Algérie n’est pas responsable de cette situation, a précisé le Président Tebboune.

Cela étant, les relations de l’Algérie avec le peuple espagnol sont “bonnes à ce jour” et “notre respect pour le roi d’Espagne est total, et il le sait”, a affirmé le Président Tebboune, rappelant que l’Algérie avait gelé mais pas annulé les accords de bon voisinage avec l’Espagne.

S’agissant des relations algéro-américaines, le président de la République a affirmé que les Etats-Unis qui sont “une grande puissance”, savent que l’Algérie est un “pays influent” en Afrique, dans le monde arabe et en Méditerranée.

“Que les Etats-Unis sachent que nous sommes un pays ami sans parti pris avec quiconque”, a poursuivi le président de la République, rappelant que les Etats-Unis avaient soutenu l’Algérie et son peuple après l’indépendance.

Concernant sa visite en Russie, prévue au mois de mai et la possibilité de proposer une solution à la crise ukrainienne, le Président Tebboune a indiqué que la diplomatie algérienne est “une diplomatie silencieuse”, annonçant par la même la décision de réouverture de l’ambassade d’Algérie à Kiev (Ukraine).

“Une décision a été prise avec le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, de rouvrir à partir de la semaine prochaine l’ambassade d’Algérie dans la capitale ukrainienne, Kiev, après sa fermeture pour des raisons sécuritaires”, a-t-il précisé.

Evoquant les relations avec la Russie, le président de la République a affirmé que ces relations sont “connues de tous”, qualifiant les relations avec l’Ukraine d'”ordinaires”.

La presse, un puissant outil d’ancrage de la démocratie et de lutte contre les tentatives ciblant l’Algérie

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la presse était “un puissant outil d’ancrage de la démocratie et de lutte contre les tentatives ciblant l’Algérie”, appelant les journalistes algériens à “s’imposer” et à démasquer les tentatives d’exploitation orchestrées depuis l’étranger.

Dans son entrevue périodique avec des représentants de médias nationaux, diffusée vendredi soir sur les chaines de télévision et stations de radio nationales, le Président Tebboune a affirmé que la presse nationale pourrait être “exemplaire et influente” en région méditerranéenne, au regard des potentialités et des atouts qu’elle recèle.

L’occasion était pour le Président Tebboune de fustiger les allégations de certaines parties étrangères qui prétendent que “les vrais journalistes démocrates se trouvent en dehors de l’Algérie”, affirmant que ces parties sous-estimaient les 8.500 journalistes, les 180 quotidiens et les 20 chaînes de télévision privées que compte le secteur.

Réaffirmant son soutien à la presse nationale, le président de la République a rappelé que la fermeture de certaines chaînes de télévision était une réponse au “chantage qu’exerçaient leurs propriétaires”.

Concernant l’exercice du droit syndical, le Président Tebboune a affirmé que les journalistes “sont en droit de créer leurs propres organisations syndicales, sans perdre de vue que ce qui les lie davantage n’est autre que l’éthique professionnelle”.

Dans un autre contexte, il a évoqué le projet de loi sur l’Information, approuvé en Conseil des ministres et soumis au Parlement, exprimant sa pleine disponibilité à assurer les moyens nécessaires à la formation des journalistes.

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