Au Maroc, la lutte contre la normalisation des relations avec l’entité sioniste prend désormais les allures d’un véritable combat national. Des militants engagés affirment que cette cause nécessite la mobilisation de toutes les composantes de la société afin de faire pression sur le Makhzen pour qu’il annule les accords conclus avec l’occupant, perçus comme une tache indélébile sur l’histoire du royaume.
Abdelhamid Amine, membre du Secrétariat national du Front marocain de solidarité avec la Palestine et contre la normalisation, a souligné dans des déclarations à la presse que le rejet populaire de cette normalisation s’est intensifié, à travers des marches massives et des manifestations quasi-quotidiennes dans différentes villes du pays. Il a appelé le Makhzen à écouter la voix de la rue et à rompre immédiatement toute relation avec l’entité sioniste.
Selon lui, l’ampleur de la manifestation organisée dimanche à Rabat illustre l’engagement indéfectible du peuple marocain. Des dizaines de milliers de citoyens y ont exprimé leur colère et exigé la rupture totale des liens avec Tel-Aviv. Les slogans, pancartes et banderoles brandis ce jour-là traduisaient clairement la volonté populaire de mettre fin à toute forme de coopération avec l’occupant.
Pour Abdelhamid Amine, « le combat contre la normalisation est la forme la plus forte et la plus sincère de solidarité que le peuple marocain puisse manifester envers le peuple palestinien ».
De son côté, Rachid Bouibri, membre du Conseil d’orientation du mouvement Al-Adl Wal Ihssane, a alerté sur les transformations profondes que traverse l’État marocain depuis la reprise des relations avec l’entité sioniste. Il qualifie cette intrusion de « projet de colonisation destructrice », avertissant qu’elle constitue une menace grave et durable pour l’avenir du royaume.
Selon lui, les premières conséquences de cette normalisation sont déjà visibles. Il estime que l’objectif ultime de ce rapprochement est de bouleverser l’identité socio-culturelle, politique et les fondements historiques de l’État marocain.
Les militants marocains appellent ainsi à une mobilisation générale et urgente, convaincus que la lutte contre la normalisation ne relève pas uniquement d’un choix politique, mais d’un devoir national pour préserver l’indépendance, la souveraineté et les valeurs du pays.
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