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Gaza : 27 Palestiniens tués en une nuit, Israël accusé de crimes de guerre et de génocide

Par H.B.-- 26-Sep-2025 3

La bande de Gaza vit une nouvelle nuit d’horreur. Au moins 27 Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés lors des frappes israéliennes de jeudi. Les secours, privés d’équipements, tentent désespérément de dégager les corps ensevelis sous les ruines. Cette offensive, qui s’inscrit dans une campagne militaire d’une brutalité sans précédent, relance les accusations de crimes de guerre et de génocide portées contre Israël.

Civils pris pour cibles

Les bombardements ont frappé des quartiers densément peuplés de Gaza-ville, dont le camp de réfugiés de Shati et le quartier de Remal. Familles entières décimées, enfants piégés sous les décombres, hôpitaux débordés : le scénario se répète depuis près de deux ans. « Nous n’avons nulle part où aller », témoignent des survivants qui refusent de fuir vers le sud, saturé de déplacés.

Les médecins de l’hôpital al-Shifa décrivent des blessures typiques de champs de bataille : éclats d’obus, amputations, brûlures de quatrième degré. Une étude publiée par le British Medical Journal confirme que les civils de Gaza subissent désormais des traumatismes plus graves que ceux des soldats américains en Irak ou en Afghanistan.

Un bilan humain accablant

Depuis octobre 2023, la guerre israélienne contre Gaza a fait plus de 65 500 morts et 167 000 blessés, sans compter les milliers de disparus. Des enfants meurent de faim et de malnutrition, faute d’accès à la nourriture et aux soins. Cette politique de siège, dénoncée par de nombreuses ONG, est qualifiée par plusieurs juristes internationaux d’instrument de génocide.

Une stratégie de destruction systématique

Israël continue de maintenir un blocus total : carburant, médicaments, matériel humanitaire, tout est interdit. Sept hôpitaux supplémentaires ont fermé leurs portes en raison des bombardements et du manque de ressources. Les zones désignées comme « humanitaires » par l’armée israélienne sont en réalité des camps de fortune surpeuplés, sans eau ni infrastructures. Les familles y survivent dans des tentes ou à même le sol.

En Cisjordanie, l’autre face de l’occupation se durcit : raids militaires, incendies de maisons, arrestations massives. Le quotidien des Palestiniens y est marqué par la colonisation rampante, que de nombreux experts qualifient de nettoyage ethnique à bas bruit.

Une impunité internationale qui alimente le carnage

Malgré l’ampleur des destructions et le caractère massif des pertes civiles, Israël bénéficie toujours d’une impunité internationale choquante. Les condamnations verbales se multiplient, mais aucune sanction concrète n’est imposée.

Le président américain Donald Trump a certes déclaré qu’il s’opposerait à l’annexion de la Cisjordanie, mais les observateurs rappellent que Washington ferme systématiquement les yeux sur les violations israéliennes. « En pratique, Israël fait ce qu’il veut », dénonce Mohamad Elmasry, professeur à l’Institut de Doha.

Résistance humanitaire et isolement d’Israël

Face à cette tragédie, des voix s’élèvent. La Norvège a annoncé une aide d’urgence de 4 millions de dollars pour soutenir l’Autorité palestinienne, tandis que l’Espagne et l’Italie envoient leurs marines escorter une flottille humanitaire défiant le blocus. Ces gestes symboliques témoignent d’un soutien international croissant, mais restent très en deçà des besoins.

Pendant ce temps, le Premier ministre Benyamin Netanyahou, isolé sur la scène mondiale, fait face à des accusations de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale. Mais tant que la communauté internationale se contentera d’« exprimer sa préoccupation » sans agir, le peuple palestinien restera livré à une politique que beaucoup qualifient ouvertement de génocidaire.

Gaza, symbole d’une tragédie humaine

« Aucune partie de Gaza n’est hors de portée des attaques israéliennes », confie un secouriste épuisé. Derrière ces chiffres accablants, il y a des visages, des familles et un peuple qui subit l’une des tragédies les plus graves de ce siècle.

La question n’est plus de savoir si Israël commet des crimes de guerre, mais combien de temps encore la communauté internationale acceptera de les couvrir.

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