Derniées informations
prev next

Guerre en Ukraine: L’Ukraine dit avoir libéré 37 kilomètres carrés en une semaine

Par C.B.-- 03-Juil-2023 14

L’armée ukrainienne a repris aux forces russes 37 kilomètres carrés dans l’est et le sud du pays en une semaine, dans le cadre de la contre-offensive qu’elle mène dans ces zones, a affirmé lundi la vice-ministre de la Défense Ganna Maliar.

Dans le Sud, « les territoires libérés ont augmenté de 28,4 kilomètres carrés », portant à 158 km2 la surface totale reprise dans cette zone depuis le lancement de la contre-offensive début juin, a précisé la dirigeante. Dans l’Est, les gains de Kiev ont seulement atteint 9 km2, selon elle.

L’armée ukrainienne a repris aux forces russes 37 kilomètres carrés dans l’est et le sud du pays en une semaine, dans le cadre de sa contre-offensive, affirme la vice-ministre de la défense, Hanna Maliar. Dans le Sud, « les territoires libérés ont augmenté de 28,4 kilomètres carrés », portant à 158 kilomètres carrés la surface totale reprise dans cette zone depuis le lancement de la contre-offensive, au début de juin, a précisé Mme Maliar. Dans l’Est, les gains de Kiev ont seulement atteint 9 kilomètres carrés, selon elle. « L’ennemi résiste fortement, un duel très rude est en cours », a souligné Mme Maliar.

Selon elle, les troupes russes ont, de leur côté, lancé une offensive en fin de semaine passée près de Svatove, dans la région orientale de Louhansk. Les Russes « tentent d’avancer vers Lyman », ville dans la région de Donetsk reprise par l’armée ukrainienne à l’automne 2022, selon Mme Maliar.

Dimanche, la vice-ministre de la défense avait déjà rapporté des « combats acharnés » dans quatre zones de la ligne de front dans l’Est, où les troupes russes « avancent ».

Zelensky évoque des combats « difficiles » mais salue des « progrès »

Moscou dit avoir déjoué une tentative d’assassinat ukrainienne du dirigeant de la Crimée annexée

Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé lundi avoir déjoué une tentative d’assassinat du dirigeant installé par Moscou en Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014, accusant Kiev d’avoir voulu poser une bombe dans sa voiture.

« Une tentative d’assassinat du dirigeant de la Crimée Sergueï Aksionov organisée par les services spéciaux ukrainiens a été déjouée », a indiqué le FSB, cité par les agences de presse russes. Un homme a été arrêté dans le cadre de l’enquête.

Après le départ de Wagner, Moscou balaie l’idée d’une nouvelle mobilisation

La Russie a écarté lundi toute nouvelle mobilisation pour grossir ses troupes, après le départ des hommes du groupe paramilitaire Wagner d’Ukraine, où Kiev a fait état de «combats acharnés» dans quatre zones de la ligne de front tout en assurant avoir progressé dans le sud.

«Il n’y a aucun besoin de mobilisation aujourd’hui et dans un avenir proche », a déclaré Vladimir Poutine, déclarant qu’« il n’y a pas du tout de menace de diminution du potentiel de combat» à moyen et long terme, et que Moscou dispose d’effectifs au sein des forces armées russes pour les remplacer.

Mort de l’écrivaine ukrainienne Victoria Amelina

L’écrivaine ukrainienne Victoria Amelina, blessée mardi lors de la frappe russe contre un restaurant de Kramatorsk, est morte samedi, a annoncé dimanche l’ONG PEN Ukraine. « Sa mort a été causée par des blessures incompatibles avec la vie, qu’elle a reçues lors du bombardement ». Son décès porte à 13 morts le bilan de la frappe russe sur le restaurant Ria Pizza.

Autrice de romans traduits en plusieurs langues, Victoria Amelina, née à Lviv, « avait étendu son travail bien au-delà de la littérature » depuis l’invasion russe, et « documentait les crimes de guerre russes dans les territoires occupés », a indiqué PEN Ukraine.

Kiev admet que les Russes progressent dans l’Est

Tout en assurant que ses troupes progressaient dans le Sud, l’Ukraine a admis dimanche que les forces russes avançaient dans quatre zones de la ligne de front dans l’Est.

« L’ennemi avance dans les secteurs d’Avdiivka, Mariinka, Lyman », a écrit la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar sur Telegram. « Il avance aussi dans le secteur de Svatovoe. » « La situation est assez difficile », a-t-elle poursuivi. « Il y a partout des combats acharnés. »

Moscou n’envisage pas de nouvelle mobilisation

Un haut responsable parlementaire russe a écarté l’idée d’une nouvelle mobilisation pour remplacer les membres du groupe paramilitaire Wagner qui ne combattent plus en Ukraine, a-t-il déclaré lundi à l’agence d’Etat TASS.

« Le président de la Fédération de Russie [Vladimir Poutine] a clairement, de manière compréhensible et spécifique, dit qu’il n’y aurait pas de nouvelle mobilisation, a déclaré Andreï Kartapolov, à la tête du comité de défense de la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Il n’y a aucun besoin de mobilisation aujourd’hui et dans un avenir proche. »

Selon l’ancien commandant militaire, « il n’y a pas du tout de menace de diminution du potentiel de combat » à moyen et long terme, et Moscou dispose d’effectifs au sein des forces armées russes pour les remplacer, a-t-il expliqué à TASS. « Au moment de la rébellion, il n’y avait pas d’employé du Groupe Wagner en première ligne, ils étaient tous dans des camps », a ajouté M. Kartapolov.

Après sa mutinerie avortée en Russie en juin, le patron du Groupe Wagner, Evgueni Prigojine, a accepté de s’exiler au Biélorussie à la faveur d’une médiation menée par Minsk, allié de Moscou. Aux termes de cet accord, les combattants de Wagner ont le choix de partir pour la Biélorussie, de s’engager dans l’armée russe régulière ou de retourner à la vie civile. Evgueni Prigojine a assuré que son soulèvement ne visait pas à renverser le pouvoir mais à sauver Wagner du démantèlement par l’état-major russe, qu’il accuse d’incompétence dans le conflit en Ukraine.

Le 13 juin, quelques jours avant la mutinerie du groupe paramilitaire, Vladimir Poutine avait fait savoir au cours d’un entretien avec des journalistes que « les décisions concernant la mobilisation » étaient prises « en fonction des objectifs [fixés], mais il n’y a pas un tel besoin aujourd’hui », rapporte le site du Kremlin.

Moscou menace de ne pas prolonger l’accord d’exportation des céréales ukrainiennes

Interrogé au sujet de l’Initiative céréalière de la mer Noire, l’ambassadeur russe aux Nations unies a par ailleurs déclaré ne pas voir « de raisons » de prolonger l’accord qui permet les exportations de céréales ukrainiennes malgré le conflit, et qui doit expirer en juillet.

Pour Guennadi Gatilov, l’accord conclu en juillet 2022 s’est détourné de ses visées humanitaires pour devenir « un projet commercial », fournissant principalement les « pays à revenu élevé », a-t-il déclaré dans un entretien au média russe Izvestia paru lundi. Et les couloirs utilisés « sont régulièrement utilisés par les Ukrainiens pour lancer des drones » militaires, a ajouté le diplomate.

« Ce que nous voyons aujourd’hui ne nous donne pas de raisons d’accepter le maintien du statu quo. »

Le 21 juin, Kiev avait dit ne pas être « très optimiste » quant à un éventuel renouvellement de l’accord, après que Moscou avait menacé une nouvelle fois de s’en retirer, estimant que certaines clauses n’étaient pas respectées.

 La Russie va réduire ses exportations de 500.000 barils par jour en aoûtLa Russie a annoncé lundi une réduction de ses exportations de pétrole brut de 500.000 barils par jour au mois d’août, une mesure visant selon elle à « équilibrer le marché ».

« Dans le cadre des efforts visant à équilibrer le marché, la Russie va volontairement diminuer les livraisons aux marchés pétroliers de 500.000 barils par jour en août en réduisant les exportations à hauteur de cette quantité », a déclaré le vice-Premier ministre Alexandre Novak, cité par les agences de presse russes.

Un ancien haut responsable de la sécurité accusé de trahison

Les autorités ukrainiennes ont inculpé un ancien haut responsable des services de sécurité pour trahison, a annoncé lundi l’agence nationale de renseignement de Kiev, témoignant des efforts déployés pour éliminer les espions russes de l’intérieur. Oleh Koulinitch, qui dirigeait le service de sécurité ukrainien (SBU) en Crimée, a été arrêté en juillet dernier, accusé d’avoir recruté d’autres agents favorables à la Russie sur ordre de Moscou. Selon les enquêteurs, Oleh Koulinitch travaillait pour le Service fédéral de sécurité russe (FSB) et il était supervisé par d’autres anciens fonctionnaires ukrainiens ayant fait défection pour Moscou. « C’est un signal clair à tous ceux qui travaillent pour l’ennemi : le SBU vous trouvera sans aucun doute et vous fera répondre de vos actes », a déclaré Vassyl Maliouk, chef du SBU, qui a supervisé l’arrestation d’Oleh Koulinitch, dans un communiqué.

Reuters n’a pas été en mesure de joindre Oleh Koulinitch. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à quinze ans de prison. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky avait salué l’année dernière l’arrestation d’Oleh Koulinitch comme faisant partie d’un processus d’« autopurification ». Volodymyr Zelensky avait également limogé le chef du SBU de l’époque, Ivan Bakanov, ainsi que le procureur général de l’Ukraine, en citant des dizaines de cas de collaboration entre des membres de leurs agences. Les autorités ukrainiennes enquêtent également sur Andreï Naumov, un ancien chef du département de la sécurité intérieure du SBU, qui a été retrouvé en Serbie l’année dernière dans une voiture remplie d’argent liquide et d’émeraudes, selon la police. Reuters n’a pas pu joindre Andreï Naoumov.

Un commandant de l’OTAN rappelle « l’extrême difficulté » que représente la contre-offensive ukrainienne

La contre-offensive ukrainienne face aux forces russes est une opération extrêmement difficile et il n’est « pas surprenant » qu’elle ne progresse pas rapidement, a affirmé lundi un haut commandant de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). « Une contre-offensive, c’est difficile. Il ne faut jamais croire qu’il s’agit d’une opération facile », a déclaré l’amiral Rob Bauer, chef du comité militaire de l’OTAN. « Il y a un nombre considérable de Russes en Ukraine. Il y a d’énormes obstacles défensifs », a-t-il insisté.

Les forces ukrainiennes ont lancé au début de juin une opération d’envergure destinée à reprendre les territoires occupés par la Russie, mais les gains restent pour le moment limités du fait d’une puissante défense russe et d’un manque d’aviation et de munitions d’artillerie. Kiev a revendiqué lundi avoir repris 37 km2 dans l’Est et le Sud après une semaine « difficile ». « Nous devrions nous tenir à l’écart des commentaires sur l’Ukraine en disant qu’ils devraient aller plus vite ou qu’il est décevant qu’ils n’aillent pas assez vite », a insisté chef du comité militaire de l’OTAN. « Ce type d’opération est extrêmement difficile », a-t-il martelé.

Selon lui, les commandants ukrainiens ont raison d’être « prudents » et de tester les faiblesses des lignes russes, car ils risquent d’énormes pertes en cas d’assaut mal préparé. Pour l’heure, il a rappel l’importance pour les pays membre de l’OTAN de faire tout ce qu’ils peuvent pour soutenir Kiev. « Si l’Ukraine perd cette guerre, ce n’est pas la fin de l’instabilité. C’est le début de davantage d’instabilité », a-t-il insisté.

Sergueï Choïgou, le ministre de la défense russe, salue la « loyauté » des soldats pendant la rébellion de Wagner

Après le président russe, Vladimir Poutine, qui a remercié mardi l’armée et les services de sécurité russes d’avoir empêché une guerre civile d’éclater en agissant efficacement face à la mutinerie avortée des hommes de Wagner, Sergueï Choïgou, le ministre de la défense russe, s’est aussi exprimé.  « Ces plans ont échoué principalement parce que les membres des forces armées russes ont fait preuve de loyauté envers leur serment et leur devoir », a déclaré le ministre lors d’une réunion avec des officiers. Il s’agit des premières remarques publiques de M. Choïgou sur cette rébellion lancée les 23 et 24 juin par Evgueni Prigojine, qui avait dit vouloir s’emparer de M. Choïgou et du chef d’état-major Valeri Guerassimov, les accusant d’incompétence et de s’en prendre à ses hommes. Décrivant la mutinerie comme une « tentative de déstabiliser la Russie », M. Choïgou a affirmé que le coup de force n’avait « pas affecté » l’offensive russe en Ukraine.

Les autorités russes s’efforcent depuis l’échec de la rébellion de donner l’impression d’un retour à la normalité, le président, Vladimir Poutine, s’affichant avec des soldats ou prenant un très inhabituel bain de foule. Dès le surlendemain de la mutinerie, la télévision publique russe avait diffusé des images de M. Choïgou au travail, en train d’inspecter les troupes russes en Ukraine. Des blogueurs militaires ont affirmé que ces images non datées avaient été tournées avant la rébellion.

Il était ensuite apparu au cours d’une réunion avec Vladimir Poutine, sans faire de déclarations publiques. Plusieurs hauts responsables ne sont pas apparus en public depuis le coup de force, notamment M. Guerassimov et l’influent général Sergueï Sourovikine, alimentant des rumeurs sur une possible arrestation ou éviction.

les commentaire

Laisser un commentaire