À Gaza, la famine n’est plus une menace. Elle tue déjà. Le bureau des médias du gouvernement local dénombre au moins 115 morts, dont plusieurs enfants, causés par la malnutrition. Une situation catastrophique, aggravée par l’effondrement de l’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins.
Une famine imposée par l’’’homme’’
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, alerte : « C’est une famine de masse provoquée par l’homme ». Lors d’une conférence de presse depuis Genève, il désigne clairement le blocus imposé depuis le 2 mars 2025 comme la cause directe de cette tragédie. « Je ne vois pas d’autre mot pour décrire ce qui se passe à Gaza », a-t-il insisté.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme : la situation humanitaire se dégrade de jour en jour. Les mots sont crus, les chiffres glaçants. “Les gens meurent faute d’aide humanitaire”, alerte l’organisation. La malnutrition se propage rapidement. Selon les dernières estimations, près de 90 000 femmes et enfants nécessitent une prise en charge médicale urgente.
Des enfants affamés, des convois bloqués
Depuis le début de l’année, 21 enfants sont morts de malnutrition, selon les rapports transmis à l’OMS. Un chiffre probablement très en dessous de la réalité. Rien qu’en juillet, 5 100 enfants ont été accueillis dans des centres de traitement pour sous-nutrition, dont 800 cas d’émaciation sévère
Les hôpitaux et centres nutritionnels manquent de tout : de lait thérapeutique, de solutions médicales, de personnel et même de moyens logistiques. Pendant ce temps, des tonnes d’aide humanitaire restent bloquées, prisonnières des points de passage, alors que plus de 100 ONG alertent depuis des mois sur l’urgence d’un accès sécurisé.
Selon les estimations, 470 000 personnes, soit un habitant sur cinq, risquent de mourir de faim à court terme. Ce qui avait été redouté par les experts est désormais une réalité tangible.
Une population privée de nourriture
Dans cette enclave meurtrie, près d’un habitant sur trois ne mange plus depuis plusieurs jours. L’accès à l’alimentation est devenu quasi impossible. Pour beaucoup, l’aide humanitaire représente la seule source de nourriture, alors que les prix explosent. Sur les marchés locaux, un simple kilo de farine dépasse désormais les 100 dollars américains – un tarif inimaginable pour une population déjà précarisée.
Des morts quotidiennes, dans le silence du monde
“Chaque jour, des personnes succombent à la malnutrition”, déclare le Dr Atef al-Ghoul, directeur du complexe médical Nasser à Khan Younis. Des centaines de civils sont morts ces deux derniers mois, non pas dans les combats, mais en tentant de trouver de quoi nourrir leur famille. “Certains quittent la maison affamés, et reviennent dans des sacs mortuaires”, déplore-t-il.
Le bilan est dramatique : près de 1 000 civils tués dans les centres de distribution de la FHG (Fédération des hôpitaux de Gaza), 6 011 blessés, et 45 disparus, selon le bureau des médias du gouvernement de Gaza. Le carnage se poursuit en silence, loin des regards.
Des hôpitaux débordés, des soignants à bout
À l’hôpital Nasser, la situation est critique. Le Dr al-Ghoul décrit un afflux constant de patients atteints de malnutrition sévère. Leur état est souvent irréversible : leur système immunitaire s’effondre, leur corps s’épuise, la survie devient une lutte quotidienne. Mais les structures médicales manquent cruellement de moyens. Le personnel se bat avec des ressources dérisoires, impuissant face à l’ampleur de la crise.
Un cri de conscience face à l’inaction
Le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, s’est récemment rendu dans une paroisse dévastée à Gaza. Il a dénoncé une situation “moralement inacceptable et injustifiable” : « Rien ne peut justifier qu’on laisse mourir ainsi hommes, femmes et enfants. »
Algérie: Un cri d’alarme face à un plan d’anéantissement
À la tribune du Conseil de sécurité, mercredi à New York, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a dénoncé ce qu’il a qualifié de « plan cruel et délibéré » de l’entité sioniste visant à effacer le peuple palestinien. Selon lui, ce n’est plus une guerre que subissent les Palestiniens, mais une destruction systématique de la vie elle-même. « Il ne s’agit pas d’un conflit, mais d’un anéantissement. Pas seulement d’un peuple, mais de l’existence même », a-t-il déclaré.
La Palestine ne sera pas déracinée
Malgré l’horreur du quotidien, M. Bendjama assure que les Palestiniens resteront sur leur terre et que la justice finira par triompher. Il a appelé la communauté internationale à reconnaître l’État de Palestine, avec Al-Qods Echarif pour capitale, soulignant que l’occupation prendra fin.
Gaza : un drame humanitaire sans précédent
Depuis plus de 600 jours, la bande de Gaza est le théâtre d’un véritable massacre, a-t-il souligné. L’ambassadeur algérien a mis en lumière l’utilisation de la famine comme arme de guerre, dénonçant un mépris total pour le droit international humanitaire. « À haza, la famine tue. Elle frappe tout le monde : médecins, enfants, journalistes, agents humanitaires… », a-t-il déploré.
Il a cité Médecins sans frontières, selon qui cette famine est intentionnelle et pourrait cesser immédiatement si l’aide humanitaire était autorisée à entrer sans entrave.
Les convois bloqués, l’aide humanitaire ciblée
Amar Bendjama a accusé les forces d’occupation de bloquer l’acheminement de l’aide et de cibler les centres humanitaires. Il a dénoncé la Fondation humanitaire de Ghaza devenue selon lui une « Fondation de la famine », évoquant plus de 1.000 morts et 6.500 blessés parmi ceux qui tentaient simplement de se nourrir.
Bilan effroyable de l’agression sioniste
Depuis octobre 2023, près de 60.000 Palestiniens ont été tués et plus de 143.000 blessés, a-t-il rappelé. Pour l’ambassadeur, ceux qui commettent ces actes n’ont aucune légitimité morale pour parler de droits humains ou de droit international.
Appel à la transparence et au cessez-le-feu immédiat
Il a exigé l’accès sans restriction à Gaza pour les journalistes, les ONG et les experts en droits de l’homme, afin de témoigner de la réalité du terrain. Il a exhorté le Conseil de sécurité à imposer un cessez-le-feu immédiat, permanent et sans conditions.
Cisjordanie : une escalade inquiétante
Le diplomate a également dénoncé une situation alarmante en Cisjordanie, marquée par l’expansion continue des colonies, le vol des terres et un terrorisme des colons sans précédent. Il a condamné les attaques contre les lieux de culte, affirmant qu’il s’agit là d’un autre pas vers l’annexion.
Imposer l’humanité
Face à cette tragédie, Amar Bendjama a lancé un appel solennel : faire respecter le droit humanitaire, garantir la dignité des Palestiniens, et assurer l’acheminement sans obstacle de l’aide vitale.
« L’humanité saigne à Gaza. Le silence du monde devient complice. »
Un appel au monde : “Sauvez Gaza”
“Sauvez Gaza avant qu’il ne soit trop tard”, implore le Dr al-Ghoul. “Nous sommes huit milliards sur cette planète. Ne pouvons-nous pas offrir un simple morceau de pain à ceux qui meurent de faim ici ?” Son cri du cœur s’adresse à l’humanité tout entière, dans l’espoir d’éveiller les consciences.
Le temps presse. Chaque minute compte. Chaque silence tue.
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